Agrisolidarité
Proximité et travail en équipe
Le mardi 10 avril prochain, la culture de la proximité et du travail en équipe
sera au cœur des débats de l'assemblée générale d'Agrisolidarité.
L'association cherche en effet à répondre à la montée en puissance du
stress dans le monde agricole. Cette rencontre est ouverte à tous, élus, agriculteurs, techniciens... Odile Joly, présidente, nous explique les raisons qui ont conduit au choix de cette thématique.
sera au cœur des débats de l'assemblée générale d'Agrisolidarité.
L'association cherche en effet à répondre à la montée en puissance du
stress dans le monde agricole. Cette rencontre est ouverte à tous, élus, agriculteurs, techniciens... Odile Joly, présidente, nous explique les raisons qui ont conduit au choix de cette thématique.
Pourquoi avoir choisi le thème du stress pour votre assemblée générale ?
Odile Joly : notre association accompagne des agriculteurs pour qui le stress et plus généralement le sentiment de mal-être sont très présents dans leur quotidien. Cela provoque un comportement de repli et une difficulté à engager des changements. Nous rencontrons parfois des exploitants qui ont un problème d'alcoolisme ou qui s'occupent mal de leurs bêtes ou de leur outil de travail. C'est un symptôme de leur mal-être, ça dépasse leurs forces.
De plus, la densité de la population active agricole diminue. Notre premier voisin est éloigné de trois kilomètres. Nous avons tous plus de travail sur nos exploitations, parce que nous sommes moins nombreux. Du coup, nous avons moins de temps pour sortir, les gens se rencontrent moins, le risque d'isolement est bien présent.
Au niveau national, en 2011, la caisse centrale MSA a observé une recrudescence des suicides dans le milieu agricole. Ce constat a aussi été partagé dans notre département.
Pourquoi avoir choisi François-Régis Lenoir, psychologue et agriculteur, pour approfondir le sujet et animer les échanges ?
O. J. : j'ai rencontré François-Régis Lenoir à une réunion des quatre comités départementaux de la MSA à Autun, le 18 octobre. Il est intervenu à Saint-Maurice-lès-Chateauneuf, dans le cadre d'une action retenue par le Famexa, sur les risques psychosociaux. Il étudie le stress dans le monde agricole. Agriculteur dans la Marne et psychologue, il connaît les raisonnements qu'on peut avoir en agriculture, et ce sentiment de ne pas être comme les autres catégories socioprofessionnelles.
Il aborde la personne dans sa globalité famille –personnel– professionnel et social. La volonté de notre association est aussi de prendre en compte la situation de l'exploitant dans son ensemble.
En quoi Agrisolidarité répond à la culture de la proximité et du travail en équipe ?
O. J. : Agrisolidarité réunit l'ensemble des acteurs autour d'une problématique locale. Le poste de la salariée de l'association basé à Autun marque la volonté d'une proximité. Les travailleurs sociaux et les conseillers agricoles sont présents dans des agences ou bureaux décentralisés. Les CLA (Comités locaux Agrisolidarité), dont l'échelle de territoire est l'arrondissement, participent aussi à ce travail d'équipe en réunissant les élus locaux des organismes agricoles et leurs techniciens. Les bénévoles sont aussi des relais locaux. Les alertes se font plus facilement quand chacun sait qu'il ne sera pas seul à faire face à la situation.
Le métier du conseiller Agrisolidarité est un nouveau métier, à l'interface entre le travailleur social et le conseiller agricole. Il crée du lien, il veille à ce que chacun soit présent dans l'appui à apporter.
La chambre d'agriculture met aussi un poste de conseiller spécialisé, à disposition de l'association, basé à Mâcon, qui apporte le même service dans le sud du département.
Quelles sont les autres initiatives dans le département de Saône-et-Loire qui répondent à cette sensibilisation ?
O. J. : la MSA propose chaque année une formation "Avenir en Soi" qui permet de mieux se connaître pour prendre confiance en soi-même et envisager l'avenir sans le subir.
La chambre d'agriculture propose aussi des formations sur deux ou trois jours pour savoir comment se préserver du stress et envisager de nouvelles perspectives. Elle prévoit aussi de lancer des groupes d'échanges de pratiques pour rechercher à plusieurs des solutions aux problèmes rencontrés par les uns ou les autres.
Après l'assemblée générale, d'autres actions seront démultipliées dans les différents réseaux en particulier dans les échelons locaux de la MSA.
Je souhaite que cette assemblée trouve une suite dans d'autres actions dans les différents réseaux professionnels, en particulier dans les échelons locaux de la MSA.
Les contacts Agrisolidarité :
Autun : Magali Antoine 03 85 39 53 06
Mâcon : Agnès Grozellier 03 85 29 55 71
Odile Joly : notre association accompagne des agriculteurs pour qui le stress et plus généralement le sentiment de mal-être sont très présents dans leur quotidien. Cela provoque un comportement de repli et une difficulté à engager des changements. Nous rencontrons parfois des exploitants qui ont un problème d'alcoolisme ou qui s'occupent mal de leurs bêtes ou de leur outil de travail. C'est un symptôme de leur mal-être, ça dépasse leurs forces.
De plus, la densité de la population active agricole diminue. Notre premier voisin est éloigné de trois kilomètres. Nous avons tous plus de travail sur nos exploitations, parce que nous sommes moins nombreux. Du coup, nous avons moins de temps pour sortir, les gens se rencontrent moins, le risque d'isolement est bien présent.
Au niveau national, en 2011, la caisse centrale MSA a observé une recrudescence des suicides dans le milieu agricole. Ce constat a aussi été partagé dans notre département.
Pourquoi avoir choisi François-Régis Lenoir, psychologue et agriculteur, pour approfondir le sujet et animer les échanges ?
O. J. : j'ai rencontré François-Régis Lenoir à une réunion des quatre comités départementaux de la MSA à Autun, le 18 octobre. Il est intervenu à Saint-Maurice-lès-Chateauneuf, dans le cadre d'une action retenue par le Famexa, sur les risques psychosociaux. Il étudie le stress dans le monde agricole. Agriculteur dans la Marne et psychologue, il connaît les raisonnements qu'on peut avoir en agriculture, et ce sentiment de ne pas être comme les autres catégories socioprofessionnelles.
Il aborde la personne dans sa globalité famille –personnel– professionnel et social. La volonté de notre association est aussi de prendre en compte la situation de l'exploitant dans son ensemble.
En quoi Agrisolidarité répond à la culture de la proximité et du travail en équipe ?
O. J. : Agrisolidarité réunit l'ensemble des acteurs autour d'une problématique locale. Le poste de la salariée de l'association basé à Autun marque la volonté d'une proximité. Les travailleurs sociaux et les conseillers agricoles sont présents dans des agences ou bureaux décentralisés. Les CLA (Comités locaux Agrisolidarité), dont l'échelle de territoire est l'arrondissement, participent aussi à ce travail d'équipe en réunissant les élus locaux des organismes agricoles et leurs techniciens. Les bénévoles sont aussi des relais locaux. Les alertes se font plus facilement quand chacun sait qu'il ne sera pas seul à faire face à la situation.
Le métier du conseiller Agrisolidarité est un nouveau métier, à l'interface entre le travailleur social et le conseiller agricole. Il crée du lien, il veille à ce que chacun soit présent dans l'appui à apporter.
La chambre d'agriculture met aussi un poste de conseiller spécialisé, à disposition de l'association, basé à Mâcon, qui apporte le même service dans le sud du département.
Quelles sont les autres initiatives dans le département de Saône-et-Loire qui répondent à cette sensibilisation ?
O. J. : la MSA propose chaque année une formation "Avenir en Soi" qui permet de mieux se connaître pour prendre confiance en soi-même et envisager l'avenir sans le subir.
La chambre d'agriculture propose aussi des formations sur deux ou trois jours pour savoir comment se préserver du stress et envisager de nouvelles perspectives. Elle prévoit aussi de lancer des groupes d'échanges de pratiques pour rechercher à plusieurs des solutions aux problèmes rencontrés par les uns ou les autres.
Après l'assemblée générale, d'autres actions seront démultipliées dans les différents réseaux en particulier dans les échelons locaux de la MSA.
Je souhaite que cette assemblée trouve une suite dans d'autres actions dans les différents réseaux professionnels, en particulier dans les échelons locaux de la MSA.
Les contacts Agrisolidarité :
Autun : Magali Antoine 03 85 39 53 06
Mâcon : Agnès Grozellier 03 85 29 55 71