Quels liens entre Arnaud Rousseau, la FNSEA et le groupe Avril ?
Devant les agriculteurs jurassiens, Arnaud Rousseau a enchaîné les alertes : tensions internationales, recul de la production, pression réglementaire et crises sanitaires. Un discours centré sur une priorité : produire et redonner de la visibilité au secteur.
Actualité oblige, le président de la FNSEA a débuté son intervention devant les exploitants jurassiens en évoquant le conflit au Moyen-Orient. « L’agriculture française n’est pas déconnectée de la situation internationale. On l’a vu, une guerre au bout de la planète peut faire doubler en quelques jours le prix du gasoil et des engrais », a-t-il rappelé. Au-delà de la seule question des prix, l’alimentation est redevenue un enjeu stratégique pour les grandes puissances, utilisé comme levier d’influence, voire comme une arme. « Les pays qui produisent plus que nécessaire et peuvent exporter ne sont pas nombreux. C’est un atout incalculable que nous sommes en train de gâcher », a-t-il déploré. « La France en faisait partie mais, cette année pour la première fois, la balance commerciale alimentaire est à l’équilibre alors qu’elle était jusque-là bénéficiaire. »Toujours sur l’international, il a regretté que la politique agricole soit de plus en plus délaissée par l’Union européenne : « Elle n’a plus de vision pour la ferme Europe ! ». Dans la précédente mandature, le pacte vert préconisait une diminution de 15 à 20 % de la production. La FNSEA est « foncièrement contre cet...
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