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Association des maires ruraux de Saône-et-Loire

Refus d'une nouvelle saignée dans les classes de Saône-et-Loire

Face aux projets de fermeture de classes annoncés par l’Éducation nationale, les maires ruraux de Saône-et-Loire montent au créneau. Dans un département où les regroupements pédagogiques intercommunaux (RPI) scolarisent près d’un quart des élèves, les élus dénoncent des décisions prises « à la hussarde » et défendent une école de proximité indispensable à la vitalité des villages. Entre colère, vigilance et mobilisation, l’Association des maires ruraux entend faire de la défense de l’école rurale un combat politique majeur.

Par C.M.
Refus d'une nouvelle saignée dans les classes de Saône-et-Loire

Le ton est donné. À peine les élections municipales terminées, les maires ruraux de Saône-et-Loire ont vu tomber une avalanche de courriels de la Direction académique annonçant des fermetures de classes pour la rentrée prochaine.Selon les élus de l'AMR 71, les notifications ont été adressées dès le 23 mars, immédiatement après le second tour des élections municipales. Une méthode jugée brutale par l’Association des maires ruraux, qui dénonce des décisions imposées sans véritable concertation. Lors du Conseil départemental de l’Éducation nationale (CDEN) du 3 avril, puis auprès du préfet, les représentants des maires ruraux ont vivement réagi à cette nouvelle carte scolaire. Ils dénoncent « une cinquantaine de fermetures de classes » annoncées de manière expéditive par la Direction académique.Sur le fond, les élus pointent une attaque directe contre les territoires ruraux. Sur les 31 suppressions de classes envisagées, 19 concernent le rural éloigné. Une orientation jugée en totale contradiction avec les discours gouvernementaux affichant un soutien à la ruralité à travers le plan « France Ruralités ».Pour les maires, la faible densité démographique ne peu...

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