Repenser la chaîne de valeurs pour une rémunération plus juste
Les 5e Assises du commerce équitable qui se sont récemment tenues à Paris ont prôné la transparence de la valeur, une meilleure organisation de l'amont et des régulations européennes renforcées pour sanctuariser la matière première agricole.
Comment répondre à la fois à la transition agroécologique, aux attentes sociétales, et à celles des agriculteurs soucieux d’une rémunération équitable et juste tout en délivrant une alimentation saine, durable et accessible ? Telle est la question majeure à laquelle les nombreux intervenants des 5e Assises nationales du commerce équitable ont tenté de répondre. Céline Polequin, directrice d’un réseau (Les fermes de Chassagne) créé il y a trente ans et qui regroupe 30 fermes associées a trouvé des leviers de développement dans les céréales, les légumineuses à graines et les oléagineux, notamment biologique. L’idée était de « contrer les importations de ces produits bio venus d’ailleurs, en particulier de Chine et du Canada », a-t-elle témoigné. Le plus gros travail qu’elle a dû mener avec les exploitants(es) de sa région du Sud-Ouest a été de « jouer la transparence sur les coûts de production et sur toute la chaîne de valeurs, avec les acheteurs/distributeurs spécialisés comme VRAC*, Biocoop etc. » « Eux aussi ont essayé de rogner sur la matière première agricole et essaient toujours de le faire quand les cours baissent », a-t-elle soutenu. Un modèle pour les grandes...
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