Alimentation hivernale des bovins
Repères et recommandations
Les disponibilités pour l’hivernage en fourrages produits sur l’exploitation sont inférieures à celles habituellement rencontrées. Pour compenser ce déficit, la paille sera une des ressources très souvent utilisées cet hiver. Les rations seront donc différentes de celles habituellement mises en œuvre, entraînant des modifications et une consommation accrue en concentrés.
Il faudra assurer au mieux une alimentation équilibrée des vaches et des génisses au premier veau, pour ne pas pénaliser la vigueur et la croissance des veaux et les performances de reproduction de la prochaine campagne, et ne pas laisser "filer" la croissance des animaux d’élevage qui constituent l’avenir du troupeau.
Le choix de répartir les fourrages de qualité de manière homogène ou non à l'ensemble des catégories d'animaux est délicat et dépend de différentes contraintes : bâtiments, lieux de stockage, nombre de sites...
Les recommandations générales qui suivent pourront être utiles dans la prise de décision :
• dans la mesure du possible, il faut réserver les meilleurs fourrages en priorité aux génisses d'un an, en raison d'une capacité d'ingestion réduite. La même recommandation peut être faite pour les génisses au premier vêlage ;
• pour les animaux en repousse ou en finition, habituellement nourris avec de l'ensilage de maïs, on peut opter pour des rations avec une forte complémentation ou pour des régimes secs à base de céréales. Cela permettra de réserver tout ou partie de l'ensilage de maïs pour le troupeau d'élevage ;
• réserver de préférence les rations à forte proportion de paille, correctement équilibrées, aux vaches en gestation, notamment celles vêlant après le 15 février (besoins les plus faibles et mise à la reproduction au pré), et aux élèves de deux ans.
L’année 2011 est aussi particulière du fait de l’hétérogénéité des fourrages en stock (foin 1ère coupe, paille, regain, dérobées, …) et de la variabilité de leurs valeurs alimentaires. Il faut faire analyser vos principaux fourrages pour vous permettre d’ajuster vos rations au plus juste.
Quelles valeurs pour les dérobées et les fourrages de deuxième coupe ?
Les valeurs alimentaires des dérobées présentées dans le tableau 1 montrent qu'elles équivalent à un bon foin. En effet, elles présentent le même rapport protéine/énergie. Les fourrages issus des dérobées sont toutefois plus concentrés, et présentent donc un encombrement moins élevé que le foin. À noter que l'ensilage du mélange avoine vesce se dénote des autres dérobées avec un taux de protéines beaucoup plus important (ses valeurs alimentaires se rapprochent plutôt d'un foin de luzerne).
Les fourrages de deuxième coupe (tableau 2) présentent de très bonnes valeurs alimentaires, notamment au niveau protéique. Les taux de matières azotées sont très élevés et ce sont des fourrages peu fibreux ! Ils sont à utiliser avec précaution, en veillant à bien rééquilibrer la ration avec de l'énergie, et en complément d'un fourrage fibreux (paille ou foin grossier).
Comment faire face au manque de fourrages de premier cycle avec les cultures dérobées et les fourrages de deuxième coupe ?
Face à la diversité des fourrages récoltés cette année, la composition des rations sera inhabituelle et variée. Afin d'avoir quelques repères par rapport aux fourrages utilisés habituellement (foins première coupe, ensilage d'herbe). Nous vous proposons des équivalences entre ces fourrages habituels et les atypiques.
Pour trouver les équivalences, nous avons recherché à composer un mélange présentant les mêmes valeurs alimentaires qu'un foin ou ensilage de première coupe (énergie, protéines).
Sur le premier graphique, vous trouverez par quel fourrage remplacer 10 kg bruts foin, en ajoutant, si besoin, du concentré.
Puis sur le deuxième graphique, le même calcul pour remplacer 20 kg bruts d'ensilage d'herbe à 34 % MS.
Comment faire face au manque de fourrages avec des rations à base de paille ?
Pour les bovins dont la ration sera exclusivement composée de paille, l'apport d'aliment liquide est nécessaire pour faciliter l'ingestion et apporter de l'azote soluble. Pour les animaux d'élevage, cette situation extrême est à réserver aux animaux à forte capacité d'ingestion (vaches génisses 2 ans...). Graphique 3.
Quelle que soit la situation, il est important de détecter rapidement les vaches vides pour les commercialiser plus tôt, les mettre en finition rapidement.
Pour aller plus loin, vous retrouverez ces éléments dans un document téléchargeable sur le site Internet de la chambre d’agriculture de Saône-et-Loire (www.sl.chambagr.fr) dans la rubrique info sécheresse.
Dans ce document sont présentés des exemples de rations pour toutes les catégories de bovins d'élevage et d'engraissement.
Deux types de cheptels sont traités : le premier, un cheptel classique, avec des vaches de 650 kg et une date moyenne des vêlages située au 15 février. Le deuxième est constitué de vaches plus lourdes (750 kg) avec une période de vêlages plus précoce (date moyenne au 15 décembre).
Le choix de répartir les fourrages de qualité de manière homogène ou non à l'ensemble des catégories d'animaux est délicat et dépend de différentes contraintes : bâtiments, lieux de stockage, nombre de sites...
Les recommandations générales qui suivent pourront être utiles dans la prise de décision :
• dans la mesure du possible, il faut réserver les meilleurs fourrages en priorité aux génisses d'un an, en raison d'une capacité d'ingestion réduite. La même recommandation peut être faite pour les génisses au premier vêlage ;
• pour les animaux en repousse ou en finition, habituellement nourris avec de l'ensilage de maïs, on peut opter pour des rations avec une forte complémentation ou pour des régimes secs à base de céréales. Cela permettra de réserver tout ou partie de l'ensilage de maïs pour le troupeau d'élevage ;
• réserver de préférence les rations à forte proportion de paille, correctement équilibrées, aux vaches en gestation, notamment celles vêlant après le 15 février (besoins les plus faibles et mise à la reproduction au pré), et aux élèves de deux ans.
L’année 2011 est aussi particulière du fait de l’hétérogénéité des fourrages en stock (foin 1ère coupe, paille, regain, dérobées, …) et de la variabilité de leurs valeurs alimentaires. Il faut faire analyser vos principaux fourrages pour vous permettre d’ajuster vos rations au plus juste.
Quelles valeurs pour les dérobées et les fourrages de deuxième coupe ?
Les valeurs alimentaires des dérobées présentées dans le tableau 1 montrent qu'elles équivalent à un bon foin. En effet, elles présentent le même rapport protéine/énergie. Les fourrages issus des dérobées sont toutefois plus concentrés, et présentent donc un encombrement moins élevé que le foin. À noter que l'ensilage du mélange avoine vesce se dénote des autres dérobées avec un taux de protéines beaucoup plus important (ses valeurs alimentaires se rapprochent plutôt d'un foin de luzerne).
Les fourrages de deuxième coupe (tableau 2) présentent de très bonnes valeurs alimentaires, notamment au niveau protéique. Les taux de matières azotées sont très élevés et ce sont des fourrages peu fibreux ! Ils sont à utiliser avec précaution, en veillant à bien rééquilibrer la ration avec de l'énergie, et en complément d'un fourrage fibreux (paille ou foin grossier).
Comment faire face au manque de fourrages de premier cycle avec les cultures dérobées et les fourrages de deuxième coupe ?
Face à la diversité des fourrages récoltés cette année, la composition des rations sera inhabituelle et variée. Afin d'avoir quelques repères par rapport aux fourrages utilisés habituellement (foins première coupe, ensilage d'herbe). Nous vous proposons des équivalences entre ces fourrages habituels et les atypiques.
Pour trouver les équivalences, nous avons recherché à composer un mélange présentant les mêmes valeurs alimentaires qu'un foin ou ensilage de première coupe (énergie, protéines).
Sur le premier graphique, vous trouverez par quel fourrage remplacer 10 kg bruts foin, en ajoutant, si besoin, du concentré.
Puis sur le deuxième graphique, le même calcul pour remplacer 20 kg bruts d'ensilage d'herbe à 34 % MS.
Comment faire face au manque de fourrages avec des rations à base de paille ?
Pour les bovins dont la ration sera exclusivement composée de paille, l'apport d'aliment liquide est nécessaire pour faciliter l'ingestion et apporter de l'azote soluble. Pour les animaux d'élevage, cette situation extrême est à réserver aux animaux à forte capacité d'ingestion (vaches génisses 2 ans...). Graphique 3.
Quelle que soit la situation, il est important de détecter rapidement les vaches vides pour les commercialiser plus tôt, les mettre en finition rapidement.
Pour aller plus loin, vous retrouverez ces éléments dans un document téléchargeable sur le site Internet de la chambre d’agriculture de Saône-et-Loire (www.sl.chambagr.fr) dans la rubrique info sécheresse.
Dans ce document sont présentés des exemples de rations pour toutes les catégories de bovins d'élevage et d'engraissement.
Deux types de cheptels sont traités : le premier, un cheptel classique, avec des vaches de 650 kg et une date moyenne des vêlages située au 15 février. Le deuxième est constitué de vaches plus lourdes (750 kg) avec une période de vêlages plus précoce (date moyenne au 15 décembre).