BVD
Restez vigilants !
Depuis sa première identification en 1946, le virus de la Diarrhée virale bovine ou virus BVD a suscité de nombreuses interrogations. Ces
vingt dernières années, des progrès importants ont été réalisés dans
l'identification des formes cliniques imputable à la maladie, la
connaissance du mécanisme de développement de l'infection, le
diagnostic et la lutte contre les conséquences cliniques de cette
pathologie.
vingt dernières années, des progrès importants ont été réalisés dans
l'identification des formes cliniques imputable à la maladie, la
connaissance du mécanisme de développement de l'infection, le
diagnostic et la lutte contre les conséquences cliniques de cette
pathologie.
Le virus BVD appartient à la famille des pestivirus. Il s'agit d'un virus peu résistant dans le milieu extérieur, détruit par les désinfectants usuels et sensibles aux ultraviolets. Le virus BVD a la capacité de traverser la barrière placentaire, d'infecter le fœtus et d'engendrer des anomalies dans le développement du fœtus.
Quand un bovin vient d'être infecté par le virus, il développe une forme bénigne de la maladie (diarrhées, petite grippe) et produit des anticorps : il est alors immunisé.
Mais si une vache ou une génisse en gestation rencontre le virus, il y a trois possibilités pour le fœtus:
- avant 2 mois de gestation : mort de l'embryon ;
- entre 2 et 5 mois de gestation : naissance d'un animal IPI (Infecté Permanent Immunotolérant) qui sera porteur permanent du virus sans jamais produire d'anticorps ;
- entre 6 et 8 mois des gestation : avortement.
Les principaux symptômes qui doivent faire suspecter une circulation du virus BVD dans un élevage sont:
- des retours en chaleurs et un allongement de l'intervalle vêlage-vêlage,
- des avortements à tous les stades de gestation ;
- des diarrhées néonatales ;
- des problèmes respiratoires ;
- des syndromes hémorragiques ;
- des veaux mal formés,
- des veaux chétifs avec des retards de croissance.
Certains élevages peuvent aussi entretenir une circulation sans observer de symptômes particuliers. C'est souvent le cas des élevages partiellement immunisés naturellement ou lorsque la circulation du virus a lieu en dehors des périodes de reproduction.
Dans tous les cas, les symptômes ne sont pas suffisamment spécifiques et évocateurs pour permettre à eux seuls un diagnostic de BVD ou de maladie des muqueuses. Le recours aux analyses de laboratoires est donc indispensable pour confirmer une suspicion de circulation virale :
- En élevage allaitant, on peut prélever une dizaine de broutards et/ou laitonnes (= sentinelles) et effectuer des analyses sérologique. Si près de 50 % des animaux testés présentent une sérologie positive, le virus circule dans l’élevage et il est alors important de rechercher les éventuels IPI présents dans le troupeau.
- En élevage laitier, étant donné la séparation mère-veaux, il est préférable d’effectuer ce sondage en prélevant des génisses de 6 mois à 2 ans et des jeunes vaches pour évaluer la circulation virale d’un troupeau. Une surveillance sérologique du troupeau sur lait de tank peut également être réalisée (contacter le GDS).
Si des jeunes animaux sont séropositifs vis-à-vis du BVD, cela implique une contamination récente du troupeau par ce virus.
En cas de circulation virale avérée, il est alors recommandé de mettre en œuvre une recherche des éventuels IPI présents dans le troupeau afin de les éliminer au plus vite et de vacciner l’ensemble du troupeau reproducteur (génisses avant la 1ère saillie, vaches et taureaux) pour leur prochaine gestation.
L'expression clinique étant très diverse d'un élevage à l'autre et les conséquences économiques très variables, une stratégie de maîtrise doit être mise en œuvre.
Quand un bovin vient d'être infecté par le virus, il développe une forme bénigne de la maladie (diarrhées, petite grippe) et produit des anticorps : il est alors immunisé.
Mais si une vache ou une génisse en gestation rencontre le virus, il y a trois possibilités pour le fœtus:
- avant 2 mois de gestation : mort de l'embryon ;
- entre 2 et 5 mois de gestation : naissance d'un animal IPI (Infecté Permanent Immunotolérant) qui sera porteur permanent du virus sans jamais produire d'anticorps ;
- entre 6 et 8 mois des gestation : avortement.
Les principaux symptômes qui doivent faire suspecter une circulation du virus BVD dans un élevage sont:
- des retours en chaleurs et un allongement de l'intervalle vêlage-vêlage,
- des avortements à tous les stades de gestation ;
- des diarrhées néonatales ;
- des problèmes respiratoires ;
- des syndromes hémorragiques ;
- des veaux mal formés,
- des veaux chétifs avec des retards de croissance.
Certains élevages peuvent aussi entretenir une circulation sans observer de symptômes particuliers. C'est souvent le cas des élevages partiellement immunisés naturellement ou lorsque la circulation du virus a lieu en dehors des périodes de reproduction.
Dans tous les cas, les symptômes ne sont pas suffisamment spécifiques et évocateurs pour permettre à eux seuls un diagnostic de BVD ou de maladie des muqueuses. Le recours aux analyses de laboratoires est donc indispensable pour confirmer une suspicion de circulation virale :
- En élevage allaitant, on peut prélever une dizaine de broutards et/ou laitonnes (= sentinelles) et effectuer des analyses sérologique. Si près de 50 % des animaux testés présentent une sérologie positive, le virus circule dans l’élevage et il est alors important de rechercher les éventuels IPI présents dans le troupeau.
- En élevage laitier, étant donné la séparation mère-veaux, il est préférable d’effectuer ce sondage en prélevant des génisses de 6 mois à 2 ans et des jeunes vaches pour évaluer la circulation virale d’un troupeau. Une surveillance sérologique du troupeau sur lait de tank peut également être réalisée (contacter le GDS).
Si des jeunes animaux sont séropositifs vis-à-vis du BVD, cela implique une contamination récente du troupeau par ce virus.
En cas de circulation virale avérée, il est alors recommandé de mettre en œuvre une recherche des éventuels IPI présents dans le troupeau afin de les éliminer au plus vite et de vacciner l’ensemble du troupeau reproducteur (génisses avant la 1ère saillie, vaches et taureaux) pour leur prochaine gestation.
L'expression clinique étant très diverse d'un élevage à l'autre et les conséquences économiques très variables, une stratégie de maîtrise doit être mise en œuvre.