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Agrioccasions, les occasions agricoles
Anciens exploitants

Retour sur un congrès vivifiant !

Après avoir remis les quelque 100.000 signatures à leur pétition le 7
mars aux candidats à la présidentielle, les délégations régionales se
sont retrouvées pour y tenir leur congrès annuel auquel participaient
quelque trois cents délégués venus de toute la France. Retour.
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Après l’accueil du président Jean-Paul Bizien, président de la section nationale des anciens exploitants - lequel participera le 6 avril à Martigny-le-Comte à l’assemblée générale de la section de Saône-et-Loire -, Michel Thomas invitait les participants à rejoindre la table ronde à la tribune et y parler de transmission et d’installation. Participaient à celle-ci Etienne Gangneron, membre du bureau de la FNSEA, Joël Clergue, responsable Installation aux JA, Paul Billonnet secrétaire général adjoint de la SNAE, Josiane Béliard pour les bailleurs, et Sylvie Lebrun, présidente des Fermiers & métayers.
Cette table ronde permettait aux participants d’apporter leur contribution pour répondre aux doléances des jeunes concernant le nécessaire renouvellement des générations en agriculture, le coût - selon eux excessif - des reprises et la surconsommation de terres agricoles pour l’urbanisation, les infrastructures routières et ferroviaires. L’après-midi se terminait par les interventions des différentes régions lesquelles mettaient en exergue les préoccupations, les attentes et les critiques sur le fonctionnement de la section nationale.

Une contribution positive


La matinée du deuxième jour débutait par la présentation du rapport d’activité présenté et commenté par les deux secrétaires généraux, François Perreau et Paul Billonnet, suivie d’un large débat avec la salle.
En fin de matinée, Xavier Beulin, président de la FNSEA, et Daniel Perrin, conseiller agricole auprès du président de la République, rejoignaient les congressistes et apportaient ainsi leur contribution aux débats. Le représentant de l’Etat ne manquait pas, comme d’habitude, de dresser un catalogue - élogieux pour les pouvoirs publics ! - des mesures prises en faveur des retraités de l’agriculture au cours du quinquennat, précisant que le rapport d’expertise sur le calcul des retraites sur les 25 meilleures années de carrière sortirait dans les tous prochains jours.
Xavier Beulin félicitait les anciens pour la contribution qu’ils apportent à la bonne marche du réseau syndical et, évoquant les cotisations RCO, précisait que s’il était impossible d’augmenter de façon excessive le taux de cotisation de la RCO, il lui semblait en revanche judicieux de le faire progressivement augmenter et de profiter de cette période un peu plus favorable pour faire un effort dans ce sens.
Dans son rapport d’orientation, Jean-Paul Bizien évoquait tour à tour l’actualité nationale, les complémentaires santé, la permanence de soins en milieu rural, les retraites, le succès sans précèdent de notre pétition nationale, le dynamisme des sections. Enfin, il cédait la parole à Karine Nouvel, représentante de la CNMSA, qui apportait quelques précisions sur diverses questions posées par l’assistance concernant les retraites et leur calcul sur les 25 meilleures années.
Président des Jeunes agriculteurs, Jean-Michel Schaffer était invité à clore ce congrès dans une intervention dynamique et impressionnante au cours de laquelle il insistait sur la nécessité de renouvellement des générations et la nécessaire préservation des terres agricoles grignotées au fil des ans par l’artificialisation.
Un congrès très enrichissant et particulièrement vivifiant !



Le calcul sur les 25 meilleures années mis en cause


Selon un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales, paru le 16 mars, sur les conditions de passage du mode de calcul de la pension de base des non-salariés agricoles à un calcul sur les vingt-cinq meilleures années, « le calcul sur les 25 meilleures années n'améliorerait pas les droits des plus basses pensions du régime MSA ». Pis encore : pour les assiettes plus faibles, les alignements suivant un calcul sur les 25 meilleures années se traduiraient par « une nette dégradation du rendement » du régime des non salariés agricoles. En revanche, la méthode bénéficierait aux cotisants à hauts revenus. L'étude conclut que les effets du passage à un calcul sur les 25 meilleures années restent « encore mal appréhendés » et que des analyses supplémentaires sont nécessaires.



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