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Tournesol

Réussir son implantation

Le tournesol est très sensible aux phénomènes de compaction des sols. Pour
limiter les risques de mauvaises implantations, la règle d’or est de
toujours travailler sur un sol parfaitement ressuyé. Il serait dommage
de gâcher en 2012 la bonne restructuration liée au gel en profondeur des
sols. Et l’implantation reste l'étape primordiale pour réussir son tournesol.
Par Publié par Cédric Michelin
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Le tournesol est une plante à racine pivotante et à cycle court. Ces deux caractéristiques en font une culture exigeante vis-à-vis de la structure du sol, dont la qualité est directement dépendante du travail du sol. Un obstacle à son développement (zone compactée) peut faire perdre plus de 5 q/ha.
Pour limiter les risques de mauvaise implantation, il faut profiter des périodes propices pour préparer vos sols avant les semis. Le travail du sol doit être réalisé en conditions bien ressuyées afin de limiter les tassements, quitte à retarder un peu la date de semis. Si le sol est compacté, ce qui ne devrait pas être le cas en 2012 avec la restructuration par le gel, un labour ou un travail profond est indispensable. Par exemple l’utilisation d’un décompacteur va créer une structure du sol favorable à la progression des racines.
Le lit de semences est réalisé en privilégiant la combinaison d’outils à dents moyennement profonds (vibroculteurs, herse rotative, alternative ou plate). Attention tout de même aux outils animés qui peuvent rapidement créer, en conditions humides, une pseudo semelle que le pivot du tournesol marque par la suite. En sol limoneux il est nécessaire de limiter le nombre de passage d’outils.

Semer tôt dans un sol suffisamment réchauffé pour récolter tôt


La première quinzaine d’avril représente la période idéale pour réussir une implantation régulière et de qualité. Semer tôt, c’est mettre toutes les chances de son côté pour pouvoir récolter tôt en limitant les attaques tardives de sclérotinia. Dans les secteurs les plus chauds, concernés par les problèmes d’ambroisie, retarder les semis pour faire un faux-semis est une pratique recommandée pour gérer la durabilité des solutions désherbage à base de sulfonylurées. Attention de ne pas tomber dans l’excès inverse, un semis tardif ayant beaucoup d’autres inconvénients (stress hydrique, risques à la récolte...).
Le seuil de 50.000 pieds levés par ha est l’objectif à atteindre afin de ne pas pénaliser le rendement et la teneur en huile. Dépasser ce seuil permet de diminuer la variabilité de rendement et de teneur en huile : la marge brute s’en trouve sécurisée. Pour prendre en compte les pertes à la levée, le semis doit être réalisé à une densité de 70.000 à 75.000 graines/ha. Pour une meilleure utilisation de l’espace et des ressources du sol, l’écartement entre rangs de 50 à 60 cm est préférable à l’écartement type maïs (75 à 80 cm) qui se traduit par une perte de rendement pouvant atteindre 4 q/ha.

Obtenir un peuplement régulier


La régularité du peuplement prime sur la densité car le tournesol compense mal une hétérogénéité de peuplement. Pour réduire les pertes à la levée, le semis doit être réalisé sur un sol bien ressuyé dès que celui-ci est suffisamment réchauffé, 8° C dans les premiers cm du sol. L’utilisation d’un semoir monograine à une vitesse maximale de 6 km/h permet une levée rapide et régulière. Il est également important de ne pas semer trop profond car une levée trop longue augmente le risque d’attaque par les ravageurs (limaces, oiseaux, taupins…). Viser une profondeur de semis de 2 à 3 cm si le sol est frais et plutôt 4 et 5 cm si le sol est sec en surface.



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