Stockage des fourrages
Rigueur et vigilance toujours !
Enrubanné dans le cas d’une conservation de l’herbe par voie humide, bottes rondes ou carrées dans le cas de foin séché : chaque technique possède ses avantages sans se départir de règles strictes pour un stockage efficace et sécurisé.
L’enrubanné peut représenter une alternative au fanage pour l’éleveur lorsque le cahier des charges d’alimentation de son troupeau l’y autorise. L’enrubannage ne crée pas de valeur nutritionnelle nouvelle, mais limite la perte d’éléments nutritifs contenus dans la plante. Le principe de conservation d’une herbe enrubannée est la production d’acide lactique, rendue possible par la fermentation des sucres des fourrages en l’absence d’oxygène, qui annihile tout autre développement bactérien et assure ainsi la conservation de l’aliment. Le taux de matière sèche (MS) doit être supérieur à 50 % pour que les fermentations se réalisent correctement pour une bonne conservation. Les impératifs sont une réalisation de la récolte en chantier propre pour ne pas souiller le fourrage, situation qui peut être à l’origine du développement de toxines dangereuses pour le troupeau. Ainsi, le terrain ne doit pas être trop humide et il ne faut pas ramasser de moisissures ou faner trop bas au risque de récolter aussi de la terre. Pour ne pas augmenter la valeur azotée de la ration, il est également conseillé de ne pas dépasser un taux de 50 % de légumineuses par rapport aux graminées. Si l’enrubannage permet de se passer d’un hangar, le stockage des balles doit néanmoins se réaliser dans de bonnes conditions, sur des surfaces planes, préservée des rongeurs ou des oiseaux susceptibles de percer le film. La surveillance s’opère jusqu’à la distribution aux animaux : vérification d’odeur de fourrage suspecte, de présence de moisissures…, auxquels cas il convient de retirer cette ressource de la consommation.
Foin stabilisé… et stable !
Par opposition à la voie humide, la voie sèche est la méthode de conservation de la ressource herbe par fanage et déshydratation. Et la règle à respecter démarre au chantier de récolte. « Il faut rentrer du foin sec ! On considère qu’un foin est stabilisé à 85 %, il faut donc arriver à ce résultat. Le mois qui suit la récolte est très important en ce qui concerne la surveillance à avoir, car c’est généralement lors de cette période qu’il peut y avoir un problème », rappelle ainsi Claude Gallay, conseiller en bâtiments d’élevage à la chambre d’agriculture de la Haute-Savoie. Autrement dit, le taux d’humidité d’un foin récolté bien stabilisé ne doit pas être inférieur à 15 %.
En balle rondes ou bottes carrées, le foin doit être conditionné selon une densité homogène, de manière à éviter le plus possible les risques de déformation et affaissement, sources immédiates de chutes potentielles, donc de graves accidents. « L’empilement de 4 balles rondes sur leur base est la hauteur maximale préconisée. Au-delà, il y a accroissement réel du danger », souligne encore Claude Gallay. Les consignes de sécurité à respecter sont multiples et complémentaires. L’organisation du travail doit s’appréhender en tenant compte des taches qui sont à effectuer tant pour le stockage que pour le déstockage.
Attention aux balles rondes
« Le stockage des balles rondes doit faire l’objet d’une attention particulière », insiste Laurent Pineau, conseiller en bâtiments d’élevage à la chambre d’agriculture de la Savoie. Des consignes que la MSA n’hésite d’ailleurs pas à rappeler à ses adhérents telles que limiter l’accès aux aires de stockage en les isolant des zones de travail et de circulation ; ne pas remiser du matériel en contrebas des piles ; interdire l’accès aux aires de stockage aux enfants qui peuvent les considérer comme des aires de jeux… L’empilement doit s’effectuer en respectant la consigne de stabilité des piles : sol correctement nivelé ; balles pressées de manière homogène (donc foin bien sec) pour éviter la déformation dans le temps ; appui des balles sur certaines structures du bâtiment mais à la condition que leur solidité soit absolument sûre (murs, poteaux) pour éviter l’éboulement ; sens d’inclination des piles très attentivement déterminé, de manière à ce qu’il soit opposé à la zone d’intervention ou de travail ; décalage de la rangée supérieure pour assurer un meilleure maintien de l’ensemble ; emploi de cordes, sangles, filets pour renforcer la stabilité des piles.
Il va de soi que le bâtiment de stockage doit avoir une hauteur suffisante qui corresponde au mode de conditionnement choisi (au moins 6 mètres de haut lorsqu’il s’agit de balles rondes) et une organisation adaptée pour une manœuvre aisée des engins de levage et de manutention. Un choix et une utilisation des engins pour ces travaux qui doivent eux-mêmes être parfaitement adaptés et suivre, là aussi, les règles les plus strictes de sécurité.
Foin stabilisé… et stable !
Par opposition à la voie humide, la voie sèche est la méthode de conservation de la ressource herbe par fanage et déshydratation. Et la règle à respecter démarre au chantier de récolte. « Il faut rentrer du foin sec ! On considère qu’un foin est stabilisé à 85 %, il faut donc arriver à ce résultat. Le mois qui suit la récolte est très important en ce qui concerne la surveillance à avoir, car c’est généralement lors de cette période qu’il peut y avoir un problème », rappelle ainsi Claude Gallay, conseiller en bâtiments d’élevage à la chambre d’agriculture de la Haute-Savoie. Autrement dit, le taux d’humidité d’un foin récolté bien stabilisé ne doit pas être inférieur à 15 %.
En balle rondes ou bottes carrées, le foin doit être conditionné selon une densité homogène, de manière à éviter le plus possible les risques de déformation et affaissement, sources immédiates de chutes potentielles, donc de graves accidents. « L’empilement de 4 balles rondes sur leur base est la hauteur maximale préconisée. Au-delà, il y a accroissement réel du danger », souligne encore Claude Gallay. Les consignes de sécurité à respecter sont multiples et complémentaires. L’organisation du travail doit s’appréhender en tenant compte des taches qui sont à effectuer tant pour le stockage que pour le déstockage.
Attention aux balles rondes
« Le stockage des balles rondes doit faire l’objet d’une attention particulière », insiste Laurent Pineau, conseiller en bâtiments d’élevage à la chambre d’agriculture de la Savoie. Des consignes que la MSA n’hésite d’ailleurs pas à rappeler à ses adhérents telles que limiter l’accès aux aires de stockage en les isolant des zones de travail et de circulation ; ne pas remiser du matériel en contrebas des piles ; interdire l’accès aux aires de stockage aux enfants qui peuvent les considérer comme des aires de jeux… L’empilement doit s’effectuer en respectant la consigne de stabilité des piles : sol correctement nivelé ; balles pressées de manière homogène (donc foin bien sec) pour éviter la déformation dans le temps ; appui des balles sur certaines structures du bâtiment mais à la condition que leur solidité soit absolument sûre (murs, poteaux) pour éviter l’éboulement ; sens d’inclination des piles très attentivement déterminé, de manière à ce qu’il soit opposé à la zone d’intervention ou de travail ; décalage de la rangée supérieure pour assurer un meilleure maintien de l’ensemble ; emploi de cordes, sangles, filets pour renforcer la stabilité des piles.
Il va de soi que le bâtiment de stockage doit avoir une hauteur suffisante qui corresponde au mode de conditionnement choisi (au moins 6 mètres de haut lorsqu’il s’agit de balles rondes) et une organisation adaptée pour une manœuvre aisée des engins de levage et de manutention. Un choix et une utilisation des engins pour ces travaux qui doivent eux-mêmes être parfaitement adaptés et suivre, là aussi, les règles les plus strictes de sécurité.