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Viticulture bio

Sans cuivre, c’est coton

Utilisé depuis plus d’un siècle pour protéger les vignes, le cuivre voit son horizon s’assombrir. Après des réductions de doses en 2019, d’importants retraits d’homologation ont été annoncés l’été dernier, qui pourraient s’appliquer l’an prochain, à moins que la justice ne confirme la récente suspension du tribunal administratif de Melun. Cette épée de Damoclès effraie les viticulteurs, car les alternatives font défaut, surtout en bio. D’ailleurs, très peu de producteurs se résolvent à n’utiliser aucun phyto. Un tel système réclame de très bien valoriser le vin pour compenser la très forte chute des rendements. De nouveaux projets de recherche sont lancés. Les travaux sur la prophylaxie, les biosolutions, la génétique laissent entrevoir des solutions pour réduire l’usage du cuivre, mais sans échéance garantie.

Par JCD
Sans cuivre, c’est coton

La pilule ne passe toujours pas. Des mois après le retrait massif de produits au cuivre, les viticulteurs s’angoissent pour la protection des récoltes. Seules deux AMM (autorisations de mise sur le marché) avaient été maintenues l’été dernier par l’Anses, sur les 34 réexaminées en vigne –avant que la justice remette en selle une partie (lire par ailleurs) le 31 mars .Effroi de la profession, notamment en bio. « Le cuivre, c’est la base de la viticulturedes 150 dernières années », rappelle Sébastien David, président de l’interprofession France Vin bio .Si les décisions de l’Anses ne semblent pas menacer la prochaine récolte, leur pleine entrée en vigueur l’an prochain pose davantage problème. D’autant plus que le sort de quinze spécialités cupriques, en attente de réexamen par l’Italie, est incertain. Les nombreuses restrictions de l’Anses (cadence, plafondde traitement, etc.) pour les deux restantes sont de mauvais augure. Certes, le produit est sur la sellette depuis longtemps, à cause des risques pour l’environnement et la santé. Mais les viticulteurs n’arrivent toujours pas à s’en passer. Des alternatives existent, mais notre enquête montre leurs limites. La recherche avan...

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