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Société d’agriculture de Charolles

Société d’agriculture de Charolles, une équipe extraordinaire !

Malgré un contexte sanitaire compliqué, la société d’agriculture de Charolles a dressé le bilan de beaux évènements en 2024-2025. Ces réussites, elle le doit aussi à l’excellente ambiance qui règne au sein de son équipe. Un collectif soudé où règne la solidarité, se noue des amitiés, se font des rencontres pour le meilleur de la race. 

Par Marc Labille
AG_societe_dagriculture_Charolles/tribune
Pour cette assemblée générale un peu particulière, quatre présidents anciens et actuels étaient réunis : Gilles Degueurce, David Pierre, Pierre-Emmanuel Guilloux et Paul Chevalier. A la tribune également Katia Bretigny, chargée de communication de la société et Frédéric Burtin, trésorier.

La société d’agriculture de Charolles a tenu son assemblée générale le 5 septembre dernier. Pour faire le bilan de l’exercice écoulé, c’est encore David Pierre qui a présidé la réunion alors que son successeur Pierre-Emmanuel Guilloux a pris ses fonctions à la fin du printemps dernier. « Je tire ma révérence pour raisons personnelles, non sans un pincement au cœur », confiait David Pierre qui promettait malgré tout de « rester très actif au sein de la société ». Il rendait hommage à « une équipe extraordinaire au sein de laquelle il dit avoir fait de belles rencontres et noué de nouvelles amitiés ».

Aux côtés de Pierre-Emmanuel Guilloux qui entend « poursuivre l’œuvre de promotion et de valorisation de la race dans la dynamique insufflée par ses prédécesseurs », David Pierre est revenu sur les évènements de l’exercice 2024-2025. Non sans évoquer le contexte général d’un élevage traversé par les crises sanitaires avec des restrictions de circulation qui ont eu un impact sur l’organisation des concours, engendrant des frais supplémentaires.

Des taureaux au concours de Moutons Charollais

Le premier évènement de l’exercice écoulé a été l’exposition-vente de taureaux à l’occasion du concours national de Moutons Charollais début août 2024. Ce rendez-vous remplace la foire d’octobre disparue depuis plusieurs années. Pour sa toute première édition, il réunissait 40 taureaux. Début novembre, le concours de reproducteurs a rassemblé 500 animaux. Une soixantaine de veaux reproducteurs ont été commercialisés ce qui confirme que « ce rendez-vous a encore de beaux jours devant lui », se réjouissaient les intéressés.

30e anniversaire du Festival du Bœuf

En décembre avait lieu le 30e Festival du Bœuf. L’évènement a profité d’une fréquentation exceptionnelle qui a permis de compenser les dépenses liées à cet anniversaire. 3.000 repas ont été servis et 98 % des bovins de boucherie ont trouvé preneurs à des prix en hausse. Le concours des apprentis bouchers a rassemblé 50 écoles de formation et la 4e édition du concours des viandes d’excellence a reçu 20 échantillons.

Au printemps, la société d’agriculture organisait sa 7e journée de l’élevage. Si la qualité des animaux était au rendez-vous, le nombre de bêtes exposées était décevant. Mais cela n’a pas empêché d’assister à un précieux moment de convivialité au sortir de l’hiver.

Les responsables de la société d’agriculture sont également revenus sur le concours intercantonal de la Clayette-Chauffailles qui, en 2024, était couplé avec la fête de l’agriculture des JA 71.

Concours national à Charolles en 2027

Les prochains rendez-vous donnés par la Société d’agriculture sont le concours de reproducteurs qui aura lieu les 14 et 15 novembre puis le Festival du Bœuf qui se tiendra les 6 et 7 décembre. Et l’association se prépare d’ores et déjà au concours national charolais qui reviendra en Saône-et-Loire en 2027, vingt ans après sa dernière escale. « Un évènement fédérateur » qui verra les trois structures organisatrices de concours reconnus HBC (Autun, Gueugnon, Charolles) s’associer à la chambre d’Agriculture pour ce grand moment de la race charolaise sous l’égide du Herd-Book.

Hommage à un « pilier » de la société d’agriculture

En ouverture de l’assemblée, Pierre-Emmanuel Guilloux, David Pierre, Gilles Degueurce et Paul Chevalier avaient la tristesse d’annoncer le décès de Jean-Luc Pacaut survenu le matin même à l’âge de 63 ans. Emporté par une longue maladie, cet ancien éleveur de Charolles discret et pudique, était « un pilier » de la société d’agriculture, rendait hommage David Pierre. Entré à la société d’agriculture en 1995, il avait été de l’aventure du Festival du Bœuf et du changement de site marquant un tournant pour la Société d’agriculture, remémorait Gilles Degueurce. « Il était l’ingénier en chef de l’organisation de beaucoup de choses », rendait également hommage Paul Chevalier. Vice-président de la société d’agriculture, Jean-Luc Pacaud était un peu l’homme de l’ombre qui supervisait tous les détails techniques, l’organisation des repas, les préparatifs, etc. Il savait aussi créer une ambiance pour attirer les bénévoles, se souvient Gilles Degueurce qui appréciait l’efficacité et la loyauté de l’homme. Et Paul Chevalier d’ajouter qu’avec Jean-Luc Pacaud, la Société d’agriculture est passée d’une association de « notables » à un collectif d’éleveurs qui prennent en main leur destinée. De l’avis de l’ancien président, Jean-Luc Pacaud avait su insuffler une « humanité » à la société d’agriculture qu’elle a su conserver depuis.

Premières actions concrètes pour l’agriculture du Grand Charolais

La réunion était suivie d’une présentation de l’audit territorial commandité par la communauté de communes du Grand Charolais. Élodie Forgeat, chargée de mission agriculture au Grand Charolais et Étienne Perradin, conseiller à la chambre d’Agriculture de Saône-et-Loire ont présenté le fruit de 18 mois de travail durant lesquels se sont enchaînés un état des lieux, un « brainstorming » puis la définition d’actions concrètes. 90 personnes ont participé à cet audit représentant toutes les organisations agricoles du territoire, mais aussi des citoyens, des entreprises… Des groupes de travail ont planché sur quatre thématiques : attractivité, bocage, transmission, énergie renouvelable. Les premières actions qui vont être lancées concernent la transmission et le bocage. Pour la première thématique, le groupe de travail s’est donné comme objectif de connaître les départs prévisibles pour mieux les anticiper. La première action sera un recensement de toutes les structures à céder dans les années à venir. Pour favoriser le lien entre cédant et repreneur, un « tiers-lieu » central sera créé. Une réflexion serait également en cours sur la transmission des capitaux. Pour la thématique bocage, le groupe de travail s’est donné comme objectif de valoriser économiquement les vertus des prairies et de leurs paysages en améliorant la connaissance de cette biomasse. Un guide pratique sera créé sur l’accompagnement technique et financier du bocage. Pour améliorer son entretien, un plan de gestion communal devrait voir le jour. Comme pour la transmission, un lieu commun sera créé pour favoriser une « émulation » sur le sujet. Les thématiques attractivités et énergies renouvelables révéleront leurs actions concrètes un peu plus tard. Pour l’attractivité, on pense à la création d’un évènement… La promotion des métiers et des formations agricoles fait également partie des pistes avancées. Sur les énergies renouvelables, on se dirige vers la création d’un guichet unique grand public et professionnel avec un conseil indépendant et neutre.

Le 15 octobre prochain, des rencontres de l’agriculture seront organisées à Palinges à 18 h 30.

 

 

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