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Agrioccasions, les occasions agricoles
Section régionale des anciens exploitants

Succès de la pétition nationale

La section régionale des anciens exploitants (SRAE) de Bourgogne
Franche-Comté a tenu son conseil d'administration décentralisé à Garchy, dans la Nièvre,
le 14 octobre dernier. Plus de 80 participants avaient fait le déplacement depuis les huit départements de la région.
Par Publié par Cédric Michelin
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Le président de la section nivernaise, Jean Monais - et son équipe - avaient bien fait les choses pour accueillir chaleureusement leurs hôtes dans une ambiance conviviale. Président de la section régionale, Paul Billonnet saluait ce sens de l’hospitalité magnifié par les conjointes qui avaient confectionné gâteaux et pâtisseries pour le café d’accueil. Les représentants venant du Territoire de Belfort, ayant parcouru plus de 400 kilomètres, appréciaient.
Débutant le conseil d'administration, la pétition nationale est en cours de signature dans tous les départements. Au dire des premiers échos, elle remporte " un franc succès " sur le terrain. Il faut dire que la " question de l’abandon - par le Gouvernement - du projet de loi sur la prise en charge de la dépendance " irrite. Ce report semble avoir généré " une grande déception " chez toutes les personnes âgées et leur famille, qui avaient placé beaucoup d'espoir dans ce projet destiné à soulager les familles confrontées à la perte d’autonomie d’un de leurs proches.
Bien sûr, des rumeurs prédisent que " le projet pourrait revenir au printemps prochain ". Mais, au regard des échéances électorales prévues d’ici là, " on peut craindre que d’autres priorités se fassent jour ", repoussant par là même, ce problème aux " calendes grecques ".
Invité en sa qualité d'ancien membre du bureau FNSEA pour donner son sentiment sur l'évolution de l'agriculture ces cinquante dernières années et voir quelles sont les perspectives, le président de la chambre d’agriculture de Saône-et-Loire, Christian Decerle intervenait en rendant, dans un premier temps , un hommage appuyé à ces générations de paysans grâce auxquelles notre agriculture a connu une évolution exceptionnelle au cours des 60 dernières années. Soulignant ainsi le fait avéré que ce sont bien les paysans qui ont permis aux populations de notre pays de passer de la disette des années d’après-guerre à l’autosuffisance, et même désormais, pour certaines filières, d'exporter " la surabondance de produits alimentaires de qualité ", contribuant ainsi à la prospérité de la France.
Revenir 60 ans en arrière, avec les méthodes d’antan, peu compatibles avec les besoins alimentaires d’une population mondiale en constante progression, lui paraissait inadéquate face à la nécessité de doubler la production agricole mondiale dans les trois décennies à venir.
Il se disait également désolé de voir se manifester un peu partout des associations dites "écologiques", mais plutôt réellement composées d'extrémistes écologistes, qui s’opposent " systématiquement à tout projet d’élevage hors sol dans notre région, paralysant ainsi toute évolution des exploitations concernées ".
Enfin, et sans prendre position sur l’opportunité des cultures génétiquement modifiées, il se disait " outré " par le comportement de certains membres de ces associations qui détruisent, en quasi " toute impunité ", des cultures destinées à la recherche agronomique.
Il constatait alors le paradoxe de ces actes destructeurs. En stoppant politiquement la recherche publique dans notre pays, auparavant pourtant en pointe, les multinationales décriées par les opposants ont alors eu toute liberté pour conquérir le reste du monde avec des PGM, pas forcément adaptés et sécurisés agronomiquement.
Christian Decerle terminait ses propos en faisant part de son " inquiétude quant à l’avenir de notre agriculture et tout particulièrement, celle des zones d’élevage ". Ces productions ne permettent plus de dégager un revenu et pourtant, les contraintes environnementales s’empilent les unes après les autres, plombant le moral et l'avenir de ces exploitants, rajoutait le président de la FDSEA de la Nièvre, Jean-Pierre Condamine.




Les conversations allaient bon train au cours d’un "excellent " repas. Les participants se rendirent ensuite dans la commune voisine de Pouilly-sur-Loire pour y visiter sa tour " légendaire " et déguster - et emporter ! - les crus locaux (pouilly-sur-loire ou pouilly-fumé).

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