Tant que les éleveurs garderont la main sur leurs données…
Avec le déploiement d’outils numériques, les élevages fournissent des quantités de données qui sont à la base de la traçabilité et des systèmes de sélection génétique. Mais la libéralisation du secteur corrélé à un désengagement de l’État fait peser des risques de dérives aux dépens du monde de l’élevage.
Le 30 avril dernier à Charolles, à l’occasion de son assemblée générale, Alsoni Conseil élevage proposait une table ronde sur « la place de l’éleveur dans un monde agricole orienté par la donnée ». Autour de Benoit Lamarre, président d’Alsoni, plusieurs responsables nationaux ont apporté leurs éclairages sur les enjeux entourant ces données. Maryvonne Lagaronne est la présidente de l’ARSOE de Soual. Éleveuse de blondes d’Aquitaine dans les Pyrénées-Atlantiques, elle est à la tête de ce qu’elle présente comme une « coop numérique ». Cette structure collective couvre 22 départements pour 3 millions d’animaux bovins/ovins, représentant 20.000 données par jour et plus de 120 logiciels… Hugues Pichard intervenait en temps que président de France Génétique Élevage (FGE). L’éleveur charolais de Montceau-les-Mines décrit FGE comme « l’interprofession de la génétique » fédérant Eliance, Races de France, Chambres d’agriculture, Institut de l’Élevage, GDS… Cette structure collégiale méconnue « finance, organise et anime tout le système informatique de gestion des données génétiques », expliquait Hugues Pichard.Des données pour s’y retrouver…L’...
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