tendance commerciale semaine 46
Tendance commerciale semaine 46-2025
Conjoncture – Si les familles se plaignent toujours du niveau élevé des prix des produits alimentaires ou non alimentaires lors de leurs courses, ce sont toujours les charges liées au chauffage qui les préoccupent à l’approche des premiers frimas de l’hiver. Des choix budgétaires sont faits avec en ligne de mire les achats de Noël. Dans ces conditions, ce sont souvent les produits considérés comme onéreux qui en font les frais. La viande bovine en fait partie, même si elle est indispensable à l’équilibre alimentaire. Les interprofessions occupent le terrain médiatique pour promouvoir la viande bovine, et les grandes enseignes de la distribution communiquent sur les promotions de viande bovine. Ces leviers n’ont en revanche pas d’effet sur la RHF, qui restent sur des standards de viande importée, notamment pour la restauration hors domicile à table (cantine d’entreprise) ou la restauration rapide. Les habitudes sont difficiles à faire évoluer, même si la flambée des prix des réformes laitières de ces derniers mois chez nos voisins allemands, hollandais ou irlandais permettent un meilleur placement plus facile de nos produits sur l’échiquier.
La perméabilité de l’Europe aux viandes hors E.U, reste au cœur des revendications des éleveurs, avec une position de l’Etat qui semble de plus en plus, en faveur d’un accord commercial, avec des garanties promises, mais difficilement contrôlables. Le Mercosur est un chiffon rouge à ne pas agiter devant les éleveurs qui demeurent très vigilent sur le sujet. A quelques semaines de Noël, les acteurs économiques ont encore en mémoire, la forte mobilisation de l’an passé.
Bovins de boucherie – L’actualité commerciale ne montre pas de grande évolution dans le domaine des races à viande, même si le niveau des ventes montre toujours quelques signes de faiblesse à cette période de l’année, notamment dans les pièces nobles. L’équilibre offre/demande permet un maintien des prix pour les Blondes d’Aquitaine, Aubracs, Limousines ou les Charolaises lourdes de qualité bouchère. Avec une semaine écourtée, les abatteurs couvrent facilement leurs besoins, avec des tarifs qui plafonnent dans la grande majorité des vaches Charolaises ou croisées R de conformation. La tension est en revanche plus marquée dans les allaitantes d’entrée de gamme, qui se retrouvent impactée par la baisse des prix des réformes.
Réformes laitières – Les abatteurs profitent d’une vague qui a chargé leurs outils. Avec une semaine écourtée, les industriels maintiennent la pression sur les prix, en pratiquant un tri plus sévère dans la valorisation des animaux de moindre conformation ou légers.
Jeunes bovins – L’activité commerciale est soutenue par la faiblesse des volumes disponibles sur le marché. La tendance est à la stabilisation des prix pour l’ensemble des races à viande. Les JB laitiers sont quelque peu impactés par la baisse des réformes laitières.
Broutards – La relance des exportations se trouve perturbée par un férié du 11 novembre en début de semaine. Les éleveurs qui en ont la possibilité vendent leurs animaux pour libérer de la place dans les bâtiments pour rentrer les femelles pour l’hiver. De nombreux animaux lourds sont disponibles à la vente, après l’épisode de blocage des exportations. Les engraisseurs italiens ou espagnols qui ont pourtant des besoins, en profitent pour demander des baisses de prix à leurs fournisseurs. Les nouvelles conditions pour sortir les animaux des zones fraîchement libérées sont drastiques, et génératrices d’une surcharge administrative pour les opérateurs commerciaux. Elles sont en revanche une bouffée d’air pour des éleveurs angoissés depuis des semaines à l’idée de garder ces animaux et heureux de pourvoir enfin générer de la trésorerie. Des écarts de valorisation sont observés entre les mâles légers (-350 kg et les sujets lourds + 400 kg). Pour les broutards mis en place sur la France, les acheteurs constatent un recul des mises en place lié au recul des prix de ces dernières semaines. Cela maintient une certaine tension sur le marché. L’offre en femelles est insuffisante pour la reprise des échanges avec nos voisins européens, ce qui permet une très belle valorisation pour les bonnes Charolaises ou Limousines. Cette bonne tenue des prix profite aux catégories plus communes.
Veaux d’engraissement et d’élevage – Avec la reprise des exportations, le commerce est plus détendu, même si le férié du 11 novembre perturbe un peu l’organisation des échanges. L’offre de la semaine va permettre d’épurer les retards de sorties dans les campagnes. L’activité commerciale va doucement se réorienter vers une meilleure tenue des prix avec des volumes qui vont commencer à s’amoindrir dans les prochaines semaines. La concurrence de la demande espagnole va dynamiser le marché. Les tarifs se maintiennent plus facilement chez les intégrateurs avec un tri nettement moins sévère que ces dernières semaines. Les gros veaux laitiers ou mixtes retrouvent une bonne valorisation à l’export. Dans les croisés, le tempo est identique, avec des tarifs qui se ressaisissent.
Agneaux – La consommation saisonnière est peu soutenue avec un manque de positionnement dans les linéaires dans les magasins. Néanmoins, les abatteurs subissent la loi d’un marché moins chargé avec des tarifs qui se raffermissent doucement pour l’ensemble des catégories d’agneaux.
Porc – Le cours du MPF se maintient à 1,517€, dans un concert européen de stabilité.