Prix des bovins
Toujours soutenu
Le prix des jeunes bovins et des femelles poursuit son ascension,
inhabituelle pour la saison. C’est le manque de disponibilité qui
explique cette tendance, et cela, malgré la fermeture de plusieurs
marchés vers les pays tiers.
inhabituelle pour la saison. C’est le manque de disponibilité qui
explique cette tendance, et cela, malgré la fermeture de plusieurs
marchés vers les pays tiers.
Le prix des jeunes bovins reste soutenu malgré la fermeture des marchés du pourtour méditerranéen. La raison principale se situe dans le manque d’offre. Selon l’Institut de l’élevage, les abattages de taureaux et de taurillons ont chuté en janvier (-15 %) et en février (-20 % pour les races à viande et -31 % pour les laitiers). Et les effectifs de mâles diminuent dans les étables ! Selon la BDNI, il y a un déficit de mâles de un à deux ans au 1er janvier qui atteint 45.000 têtes.
Même tendance pour le cours des femelles. A la fin février, le prix de la vache classée P atteignait 3,08 € le kilo, soit une augmentation de 25 % par rapport à 2011, qui connaissait des prix alors bas… Encore une fois, ce niveau de prix est à expliquer par une pénurie de l’offre, un « manque de vaches laitières et de jeunes bovins laitiers », peut-on lire dans l’analyse de l’Institut du mois de mars. Ainsi, le déficit de femelles de plus de 24 mois se chiffre à 289.000 (dont 186.000 en laitières) par rapport à l’an passé, ce qui représente une baisse de -2,9 %. Dans ce contexte, il n’y a « pas la moindre baisse saisonnière en vue, car l’offre reste globalement limitée ».
L’export en panne
La hausse des prix n’a pas été limitée par le ralentissement des exportations, ces dernières étant en grande partie responsables de la hausse des prix en 2011. Pourtant, depuis plusieurs semaines, les portes semblent se fermer les unes après les autres dans les pays tiers. Les premiers à avoir donné le signal sont les Russes début février. Ils ont été rapidement suivis par les Kazakhs et les Ukrainiens. Au Liban, l’embargo est total depuis mi-février selon le conseiller agricole de la zone PMO (Proche et Moyen-Orient). Mêmes restrictions en Egypte. Selon le SER (service économique d’Ankara), « les animaux d’engraissement et de reproduction sont interdits en attente de tests disponibles » à destination de la Turquie depuis début mars. Pour le GEF (Groupement export France), « ça n’a pas de sens ». Après avoir œuvré à l’ouverture - récente pour certains - de ces marchés, la DGAL travaille maintenant à leur réouverture…
Même tendance pour le cours des femelles. A la fin février, le prix de la vache classée P atteignait 3,08 € le kilo, soit une augmentation de 25 % par rapport à 2011, qui connaissait des prix alors bas… Encore une fois, ce niveau de prix est à expliquer par une pénurie de l’offre, un « manque de vaches laitières et de jeunes bovins laitiers », peut-on lire dans l’analyse de l’Institut du mois de mars. Ainsi, le déficit de femelles de plus de 24 mois se chiffre à 289.000 (dont 186.000 en laitières) par rapport à l’an passé, ce qui représente une baisse de -2,9 %. Dans ce contexte, il n’y a « pas la moindre baisse saisonnière en vue, car l’offre reste globalement limitée ».
L’export en panne
La hausse des prix n’a pas été limitée par le ralentissement des exportations, ces dernières étant en grande partie responsables de la hausse des prix en 2011. Pourtant, depuis plusieurs semaines, les portes semblent se fermer les unes après les autres dans les pays tiers. Les premiers à avoir donné le signal sont les Russes début février. Ils ont été rapidement suivis par les Kazakhs et les Ukrainiens. Au Liban, l’embargo est total depuis mi-février selon le conseiller agricole de la zone PMO (Proche et Moyen-Orient). Mêmes restrictions en Egypte. Selon le SER (service économique d’Ankara), « les animaux d’engraissement et de reproduction sont interdits en attente de tests disponibles » à destination de la Turquie depuis début mars. Pour le GEF (Groupement export France), « ça n’a pas de sens ». Après avoir œuvré à l’ouverture - récente pour certains - de ces marchés, la DGAL travaille maintenant à leur réouverture…