Travail et ergonomie au menu
Une matinée qui devrait être riche en enseignements, tant la question de la charge de travail est préoccupante chez les éleveurs de chèvres. « Nous sommes une filière à part ! », confie Jean-Philippe Bonnefoy, président du syndicat caprin. « Une grande partie d’entre nous fait de la vente directe, ce qui dégage certes de la valeur ajoutée, mais nous sommes pour la plupart sur des petites structures et sommes tous débordés par le travail ! ». Et ce dernier de compléter : « en production fromagère, il y a trois métiers à maîtriser : l’élevage, la transformation et la vente, quand il n’y a pas en plus un autre atelier d’élevage à côté ».
Accompagner les nouveaux projets
Une problématique qui incite le syndicat caprin à vouloir mieux accompagner les jeunes qui s’installent. Actuellement, la structure planche sur un système de tutorat pour accompagner les nouvelles installations, projet qui sera présenté l’après-midi à Jalogny, au cours de l’assemblée générale statutaire. « Le syndicat est là pour chercher des solutions ensemble. Nous nous adaptons aux besoins des éleveurs. Le syndicat est un lieu de rencontre où ils peuvent exprimer leurs difficultés », indique Charline Pierrefeu, animatrice. Le syndicat caprin compte aujourd’hui 41 exploitations adhérentes, un nombre qui progresse chaque année, constate Charline Pierrefeu. Un vent d’adhésion encourageant, tout comme le nombre d’installations caprines enregistrées dans le département : 30 en trois ans, sachant que pour 10 installations caprines, on recense chaque année entre 30 et 40 projets.
Le programme
Rendez-vous le mardi 22 novembre sur le site de la ferme expérimentale de Jalogny.
- présentation du projet tutorat des nouvelles installations ;
- présentation des résultats technico-économiques en Saône-et-Loire pour mieux lire et analyser sa comptabilité ;
Chiffres clés
La Saône-et-Loire compte 250 élevages caprins de plus de 20 chèvres représentant 10.000 animaux sur un total départemental de 17 à 18.000. 25 élevages seulement ont plus de 150 chèvres alors qu’une grande majorité en ont moins de 100 ; 115 en ayant entre 20 et 50. La taille de cheptel moyenne est de 85 chèvres par élevage. La Saône-et-Loire est le premier département producteur de fromages de chèvres fermiers en France. La production fromagère y est presque exclusive ; seulement 19 élevages caprins du département livrent leur lait à une laiterie. La grande majorité des systèmes de production sont plutôt traditionnels : vingt élevages seulement dessaisonnent. Quant aux exploitations inscrites dans des démarches de qualité, elles sont encore très minoritaires dans le département : 7 en bio ; 3 en AOP Mâconnais et 16 en AOC Charolais.