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Agrioccasions, les occasions agricoles
Concours charolais

Trois rendez-vous incontournables ! 

À une semaine de la tenue du premier des trois concours reconnus de Saône-et-Loire, le bilan de la saison des reproducteurs s’annonce contrasté. La sécheresse de printemps et les difficultés économiques des exploitations font planer un vent de morosité sur le marché des reproducteurs. La réussite de la vente de Charolles il y a dix jours et l’amélioration des cours de broutards feront-ils mentir les pessimistes ? 
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La saison des reproducteurs bat son plein. Entamée en septembre par les concours nationaux de Magny-Cours, suivis des ventes aux enchères, elle se poursuit en Saône-et-Loire au rythme d’un concours par semaine durant un peu plus d’un mois : Étang-sur-Arroux le 10 octobre, Gueugnon les 14 et 15, Saint-Pierre-de-Varennes le 22, Issy-L’Évêque le 29, Autun les 4 et 5 novembre et enfin Charolles les 11 et 12 novembre. Un véritable marathon, induit par un calendrier très chargé, reflet d’une base de sélection très active. Durant cet automne, les éleveurs-sélectionneurs ne vont en effet pas ménager leurs efforts. Outre leur participation à différents concours, ils organisent portes ouvertes, ventes au cadran, ventes à l’amiable, foires, etc… (lire également nos pages annonces) Une profusion d’évènements qui n’a qu’un seul but : commercialiser les reproducteurs sélectionnés par les élevages du département. Dans le berceau de la race charolaise qui détient environ 500 élevages "sélectionneurs", on peut dire que l’offre en animaux reproducteurs est grande. Mais il faut peut-être ça quand on pense que la Saône-et-Loire compte environ 220.000 vaches blanches. Et puis fort de son prestige et de sa notoriété en matière de génétique, le département exporte bon nombre de reproducteurs en France et à l’étranger. La plupart des taureaux charolais en service dans les zones d’élevage sont soit nés en Saône-et-Loire, soit descendants de taureaux saône-et-loiriens. Cette abondance de l’offre est aussi le signe que les élevages du département progressent de plus en plus d’un point de vue génétique. Lorsqu’un cheptel devient performant, il est naturel que ce dernier génère des reproducteurs.

Moins d’animaux préparés


À l’approche des grands concours de la saison, les organisateurs affichent une certaine prudence quant à la réussite des évènements. S’il est encore trop tôt pour juger du niveau de participation des concours d’Autun et de Charolles dont les participants ne se sont pas encore faits connaître, en revanche pour Gueugnon, on sait déjà qu’il manque des engagements par rapport à l’année dernière. En 2010, la baisse d’effectif qui s’était déjà ressentie dans les autres départements n’avait pas encore touché la Saône-et-Loire. Désormais, elle semble gagner même le berceau de race. À Gueugnon, le nombre d’exposants sera pourtant le même que l’an dernier, mais les éleveurs proposeront moins d’animaux par élevage, confie le président du concours Jean-Charles Pallot. Un phénomène qui reflète la situation économique des élevages cette année. Le printemps sec, la faiblesse des cours des animaux, la hausse des charges sont autant de contraintes qui ont incité les sélectionneurs à réduire la voilure. Préparer moins d’animaux pour un concours, c’est économiser des frais de soins, de main-d’œuvre et de transport. À Gueugnon, ce phénomène se ressentira surtout sur les veaux de l’année, mâles et femelles.
En dépit de ce contexte économique peu favorable, les organisateurs des trois grands concours du département mettront du cœur à l’ouvrage pour que leurs manifestations soient réussies. Il faut dire que tout espoir n’est pas perdu quand on se réfère à la dernière vente aux enchères de Charolles qui a connu l’une de ses meilleures éditions. À cela il faut ajouter une reprise constatée dans les cours des broutards et des taurillons. Sans oublier le bon sens des éleveurs qui semble repousser les impasses en matière de génétique.




Gueugnon 
Communication grand public


Le week-end prochain (14 et 15 octobre), le concours de Gueugnon confirmera ses efforts de communication en direction du grand public avec, comme les autres années, une exposition d’animaux de boucherie, mais aussi un tout nouveau concours de dessins ouvert aux écoles. Organisé avec le Pays Charolais-Brionnais et la communauté de communes du Gueugnonnais, ce concours a impliqué les enfants des écoles du canton sur le thème "dessine-moi une charolaise". Les jeunes participants seront invités le samedi. Ils se verront offrir une séance photo au cours de laquelle ils poseront en compagnie d’une magnifique charolaise. Le vendredi, jour du concours des bêtes de viande, l’AOC Bœuf de Charolles sera mise à l’honneur.




Autun 

Vers de nouveaux horizons

Le concours d’Autun aura lieu les 4 et 5 novembre prochain (classement le vendredi). L’édition 2011 aura une saveur particulière puisqu’il s’agira du dernier concours de reproducteurs sous la présidence de François Grillot. Autant dire que c’est une véritable page d’histoire qui est sur le point de se tourner quand on se remémore tout le travail accompli par le charismatique président. Dernier exploit en date, l’installation dans le nouveau parc des expositions d’Autun. Un cadre grandiose qui a incontestablement permis de redonner du cachet aux manifestations de la société d’agriculture de l’arrondissement. Mais ce déménagement n’a pas été des plus simples au niveau financier et il a fallu toute l’habileté et l’expérience d’un François Grillot pour que la situation soit calée. Reste maintenant à trouver un successeur qui soit à la hauteur. C’est en tout cas sans regret que François Grillot cessera de consacrer chaque année trois mois de son temps à la société d’agriculture !




Charolles 

Serein mais prudent…

Les 11 et 12 novembre prochain, le concours de Charolles clôturera la saison en Saône-et-Loire. Pour le plus grand rassemblement charolais du département et même de France, on ne peut pas dire qu’il y ait vraiment matière à s’inquiéter. 760 animaux en 2010 ; des records qui tombent d’année en année : difficile de croire que les éleveurs feront l’impasse sur Charolles. Prudent, le président de la société d’agriculture Gilles Degueurce concède que des éleveurs semblent bel et bien privilégier Charolles. Cette année encore, de nouveaux exposants ont fait part de leur souhait de venir. Indéniablement, il y a la réputation du concours, son niveau de fréquentation, le petit plus en termes de qualités bouchères des animaux… À Charolles, le monde attire le monde et l’ambiance favorise habituellement le commerce. Sauf que cette année, la conjoncture fait craindre un repli dans ce domaine. C’est en tout cas la seule véritable inquiétude pour la Société d’agriculture de l’arrondissement.


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