Filière équine
Un accord interprofessionnel en gestation
Lors de son assemblée générale, la Fédération nationale du Cheval (FNC) a
présenté le projet d’accord interprofessionnel auquel sont favorables
les éleveurs d’équidés, les commerçants en chevaux et les centres
équestres. La commercialisation des chevaux en France laisse en effet à désirer et ce projet poursuit deux objectifs : améliorer la valorisation des équidés destinés
aux centres équestres et aux cavaliers amateurs et faciliter leur commercialisation.
présenté le projet d’accord interprofessionnel auquel sont favorables
les éleveurs d’équidés, les commerçants en chevaux et les centres
équestres. La commercialisation des chevaux en France laisse en effet à désirer et ce projet poursuit deux objectifs : améliorer la valorisation des équidés destinés
aux centres équestres et aux cavaliers amateurs et faciliter leur commercialisation.
Les bases pour un accord interprofessionnel dans la filière du cheval et du poney de sport, de loisir et de travail ont été présentées aux délégués du réseau de la Fédération nationale du Cheval (FNC), lors de son assemblée générale annuelle le 29 juin à Paris. Il concernerait la FNC qui représente l’amont de la filière et les éleveurs d’équidés, la Chambre syndicale du commerce des chevaux de France (CSCCF) pour le maillon de la commercialisation, et le Groupement hippique national (GHN) qui représente les centres équestres, c’est-à-dire le maillon de l’enseignement, l’aval de la filière. Ce projet d’accord comporte deux objectifs : celui d’améliorer la valorisation des équidés destinés aux centres équestres et aux cavaliers amateurs (80 % du marché), et celui de faciliter leur commercialisation. On entend juguler les difficultés de mise en marché des équidés.
Ce marché est, de l’aveu même des trois parties concernées, très local et trop peu structuré en France. Les éleveurs caractérisent peu leur production et ont de grandes difficultés à évaluer le prix de leurs chevaux. Résultat, ils vendent mal leurs animaux. Pourtant, l’équitation est une activité en bonne santé. « Mais tout le monde fait de la mise marché et les modes de valorisation (viande, sport ou loisir, ndlr) s’interpénètrent », explique aussi Marianne Dutoit, présidente de la FNC.
Les deux maillons diagnostiqués comme les plus faibles sont les entreprises d’élevage (la production) et celles de valorisation du jeune équidé (les commerçants). Néanmoins, « le gros sujet conditionnant la réussite de cet accord sera la source de prélèvement » nécessaire au financement des actions visées par l’accord, ne cache pas Marianne Dutoit.
Meilleure conformité
Les commerçants en chevaux sont favorables à cet accord parce qu’il devrait permettre « une meilleure conformité » des équidés produits par les éleveurs aux attentes des différents marchés. La CSCCF salue aussi le travail de la FNC pour définir le statut de l’éleveur professionnel, qui bénéficiera en priorité des aides agricoles. Du côté du GHN, on croit aussi aux avantages de la démarche : « les chevaux que nous achetons ne sont pas toujours adaptés à nos besoins et cela nous coûte cher car ils sont improductifs. Il s’agit d’initier un cercle vertueux », souligne son directeur, Louis Sagot. Les centres équestres veulent acheter des chevaux présélectionnés, « et présélectionnés assez tôt ». Ils seraient alors « prêts à les payer plus cher » car les moniteurs pourraient les dresser plus longtemps.
Le contenu de l’accord viserait deux actions sur l’ensemble du territoire français. La première est l’éducation et le dressage, par les entreprises de valorisation, des jeunes équidés issus des élevages. La seconde est la professionnalisation d’actions collectives de commercialisation des équidés, sur le modèle des actions proposées par la CSCCF et/ou Cavalescence, une organisation de ventes de chevaux sous l'autorité de la FNC. Par exemple, la CSCCF a mis en place un contrat de vente « où figurent pour la première fois sur le même document le prix de vente du cheval et le certificat vétérinaire », explique Bertrand Poche, son président. Les trois parties concernées par ce projet d’accord interprofessionnel doivent maintenant s’entendre définitivement. Le prochain rendez-vous a été fixé en septembre.
Ce marché est, de l’aveu même des trois parties concernées, très local et trop peu structuré en France. Les éleveurs caractérisent peu leur production et ont de grandes difficultés à évaluer le prix de leurs chevaux. Résultat, ils vendent mal leurs animaux. Pourtant, l’équitation est une activité en bonne santé. « Mais tout le monde fait de la mise marché et les modes de valorisation (viande, sport ou loisir, ndlr) s’interpénètrent », explique aussi Marianne Dutoit, présidente de la FNC.
Les deux maillons diagnostiqués comme les plus faibles sont les entreprises d’élevage (la production) et celles de valorisation du jeune équidé (les commerçants). Néanmoins, « le gros sujet conditionnant la réussite de cet accord sera la source de prélèvement » nécessaire au financement des actions visées par l’accord, ne cache pas Marianne Dutoit.
Meilleure conformité
Les commerçants en chevaux sont favorables à cet accord parce qu’il devrait permettre « une meilleure conformité » des équidés produits par les éleveurs aux attentes des différents marchés. La CSCCF salue aussi le travail de la FNC pour définir le statut de l’éleveur professionnel, qui bénéficiera en priorité des aides agricoles. Du côté du GHN, on croit aussi aux avantages de la démarche : « les chevaux que nous achetons ne sont pas toujours adaptés à nos besoins et cela nous coûte cher car ils sont improductifs. Il s’agit d’initier un cercle vertueux », souligne son directeur, Louis Sagot. Les centres équestres veulent acheter des chevaux présélectionnés, « et présélectionnés assez tôt ». Ils seraient alors « prêts à les payer plus cher » car les moniteurs pourraient les dresser plus longtemps.
Le contenu de l’accord viserait deux actions sur l’ensemble du territoire français. La première est l’éducation et le dressage, par les entreprises de valorisation, des jeunes équidés issus des élevages. La seconde est la professionnalisation d’actions collectives de commercialisation des équidés, sur le modèle des actions proposées par la CSCCF et/ou Cavalescence, une organisation de ventes de chevaux sous l'autorité de la FNC. Par exemple, la CSCCF a mis en place un contrat de vente « où figurent pour la première fois sur le même document le prix de vente du cheval et le certificat vétérinaire », explique Bertrand Poche, son président. Les trois parties concernées par ce projet d’accord interprofessionnel doivent maintenant s’entendre définitivement. Le prochain rendez-vous a été fixé en septembre.