Natura 2000
Un dossier qui exaspère…
Le projet de durcissement des règles Natura 2000 qui inquiète tant le monde rural est en passe de se concrétiser, et cela en dépit des signes positifs intervenus au lendemain de la grande mobilisation du 10 mars dernier à Mâcon. Ces craintes, les responsables de l’association Cultivons nos campagnes, les ont exprimées avec force le 26 juillet au sénateur Jean-Paul Emorine et au député européen Arnaud Danjean. Il y a urgence à ce que le bon sens revienne sur le devant de la scène !
Dans les tous premiers mois de l’année, les différentes composantes de l’association Cultivons nos campagnes (maires ruraux, chasseurs, propriétaires agricoles et forestiers, profession agricole…) ont pris connaissance des projets gouvernementaux de durcissement des règles Natura 2000 et cela pour se mettre en conformité avec la réglementation européenne. Ces projets jugés « trop volontaristes et très dangereux pour l’avenir même de toute activité humaine qu’elle soit liée à la vie privée et au loisirs ou aux activités professionnelles » ont aussitôt été combattus avec force. Cultivons nos campagnes réunissait ses adhérents à Mont-Saint-Vincent en présence des élus pour dénoncer des projets « davantage empreints d’idéologie que de pragmatisme ou même de réalisme ». S’en suivait la mobilisation du 10 mars dernier sur le thème "Laissez-nous respirer" au cours de laquelle pas moins d’un demi-millier de personnes défilait dans le calme dans les rues de Mâcon, élus de tous bords en tête du cortège. Une manifestation sobre et digne et surtout un message clair : « il y a urgence à ce que les initiateurs parisiens du projet remettent les pieds sur terre ». Dans la foulée s’ensuivaient plusieurs réunions avec le préfet de Saône-et-Loire, François Philizot, ce dernier manifestant une réelle volonté d’arranger les choses.
Une nouvelle mobilisation
En consultant le projet d’arrêté préfectoral relatif au durcissement des règles Natura 2000, la stupeur et colère sont remontées d’un cran : « tout ce travail pour rien », s’offusque Louis Accary, le président de Cultivons nos campagnes, qui organisait dans la foulée une invitation à destination d’Arnaud Danjean, député européen, et de Jean-Paul Emorine, sénateur et président de la commission des affaires économiques du Sénat, pour les alerter sur l’évolution de ce dossier on ne peut plus sensible, tous deux s’étant investi dans la première phase de la mobilisation. Cette réunion à laquelle Jean Girardon, président de l’association des maires de Saône-et-Loire, s’est associé était organisée à L’Hôpital-le-Mercier le 26 juillet dernier devant un parterre de maires, d’artisans, d’agriculteurs, tous très inquiets des conséquences de ces nouvelles mesures alors même que le travail déjà réalisé n’avait, semble-t-il, pas même été analysé pour en tirer des bilans efficaces.
Indignés…
« Depuis le 10 mars, date du rassemblement de Mâcon, l’association n’a pas cessé de travailler sur les projets d’arrêté relatif à Natura 2000 pour les rendre utiles, efficaces et concrets. Et la chose n’est pas simple quand on sait d’où nous sommes partis », rappelaient les responsables de Cultivons nos campagnes.
« Après un travail de fond avec chaque famille de l’association et leur entourage technique, plusieurs rencontres ont eu lieu. Tout d’abord avec Jean-Paul Emorine début mai, puis une longue entrevue avec le préfet de Saône-et-Loire qui a donné lieu à une discussion qui nous était paru constructive et utile où les points de vue paraissaient proches », poursuivait Louis Accary.
Alors à la parution de projet de liste départementale qui s’en est suivi, « cela nous a laissés amers car entre le discours du préfet et ses écrits, il y a un écart que nous avons dénoncé par l’envoi d’un courrier en juin », s’offusquent, manifestement indignés, les représentants du monde rural qui y lisent un mépris pour le travail réalisé, mais aussi pour la ruralité toute entière. Depuis, le travail de sensibilisation des élus a repris de plus belle comme en atteste la réunion de L’Hôpital-le-Mercier.
Sombres inquiétudes
Une des réflexions qui interroge beaucoup : pourquoi Paris a-t-il choisi de sacrifier tous ces secteurs classés en zone Natura 2000 sans prendre en compte leurs apports économiques pourtant bien réels, cédant à une vision très dogmatique et totalement déconnectée des réalités de l’environnement et de sa défense.
Pour Louis Accary, « le travail n’est pas fini, mais nous avons tous et toujours la même détermination à combattre ce projet qui est un non-sens en soi ». Et le président de Cultivons nos campagnes de menacer : « si la méthode douce ne suffit pas pour nous faire entendre, nous sommes toujours capables d’organiser d’autres rassemblements avec peut-être moins de retenues que nous ne l’avons fait le 10 mars dernier… »
Les élus présents, non seulement l’ont entendu, mais partageaient manifestement l’indignation des représentants de la ruralité.
En dépit de la période, l’heure est manifestement à la mobilisation pour éviter qu’en pleine torpeur estivale, on ne soit en haut lieu tenter de classer ce dossier qui pourrait bien constituer un sérieux handicap à l’approche de l’année élective 2012…
Une nouvelle mobilisation
En consultant le projet d’arrêté préfectoral relatif au durcissement des règles Natura 2000, la stupeur et colère sont remontées d’un cran : « tout ce travail pour rien », s’offusque Louis Accary, le président de Cultivons nos campagnes, qui organisait dans la foulée une invitation à destination d’Arnaud Danjean, député européen, et de Jean-Paul Emorine, sénateur et président de la commission des affaires économiques du Sénat, pour les alerter sur l’évolution de ce dossier on ne peut plus sensible, tous deux s’étant investi dans la première phase de la mobilisation. Cette réunion à laquelle Jean Girardon, président de l’association des maires de Saône-et-Loire, s’est associé était organisée à L’Hôpital-le-Mercier le 26 juillet dernier devant un parterre de maires, d’artisans, d’agriculteurs, tous très inquiets des conséquences de ces nouvelles mesures alors même que le travail déjà réalisé n’avait, semble-t-il, pas même été analysé pour en tirer des bilans efficaces.
Indignés…
« Depuis le 10 mars, date du rassemblement de Mâcon, l’association n’a pas cessé de travailler sur les projets d’arrêté relatif à Natura 2000 pour les rendre utiles, efficaces et concrets. Et la chose n’est pas simple quand on sait d’où nous sommes partis », rappelaient les responsables de Cultivons nos campagnes.
« Après un travail de fond avec chaque famille de l’association et leur entourage technique, plusieurs rencontres ont eu lieu. Tout d’abord avec Jean-Paul Emorine début mai, puis une longue entrevue avec le préfet de Saône-et-Loire qui a donné lieu à une discussion qui nous était paru constructive et utile où les points de vue paraissaient proches », poursuivait Louis Accary.
Alors à la parution de projet de liste départementale qui s’en est suivi, « cela nous a laissés amers car entre le discours du préfet et ses écrits, il y a un écart que nous avons dénoncé par l’envoi d’un courrier en juin », s’offusquent, manifestement indignés, les représentants du monde rural qui y lisent un mépris pour le travail réalisé, mais aussi pour la ruralité toute entière. Depuis, le travail de sensibilisation des élus a repris de plus belle comme en atteste la réunion de L’Hôpital-le-Mercier.
Sombres inquiétudes
Une des réflexions qui interroge beaucoup : pourquoi Paris a-t-il choisi de sacrifier tous ces secteurs classés en zone Natura 2000 sans prendre en compte leurs apports économiques pourtant bien réels, cédant à une vision très dogmatique et totalement déconnectée des réalités de l’environnement et de sa défense.
Pour Louis Accary, « le travail n’est pas fini, mais nous avons tous et toujours la même détermination à combattre ce projet qui est un non-sens en soi ». Et le président de Cultivons nos campagnes de menacer : « si la méthode douce ne suffit pas pour nous faire entendre, nous sommes toujours capables d’organiser d’autres rassemblements avec peut-être moins de retenues que nous ne l’avons fait le 10 mars dernier… »
Les élus présents, non seulement l’ont entendu, mais partageaient manifestement l’indignation des représentants de la ruralité.
En dépit de la période, l’heure est manifestement à la mobilisation pour éviter qu’en pleine torpeur estivale, on ne soit en haut lieu tenter de classer ce dossier qui pourrait bien constituer un sérieux handicap à l’approche de l’année élective 2012…