Embargo russe sur la viande bovine
Un dossier très "politique"...
« J’ai obtenu la levée de l’embargo sur la viande bovine française. Ce
n’est pas une déclaration, c’est un fait, c’est une réalité, c’est un
résultat que l’on a obtenu », a annoncé Bruno Le Maire le 14 avril.
Interrogé sur le sujet, Guy Hermouët, vice-président de la Fédération nationale bovine, tempère ces propos...
n’est pas une déclaration, c’est un fait, c’est une réalité, c’est un
résultat que l’on a obtenu », a annoncé Bruno Le Maire le 14 avril.
Interrogé sur le sujet, Guy Hermouët, vice-président de la Fédération nationale bovine, tempère ces propos...
Bruno le Maire était très remonté contre le manque de compétitivité de la filière bovine française, lors du congrès de la Confédération paysanne, le 14 avril dernier. Il a pris pour exemple la fin de l’embargo russe sur la viande bovine française. Ainsi, il s’est exclamé : « J’ai obtenu la levée de l’embargo sur la viande bovine française. Ce n’est pas une déclaration, c’est un fait, c’est une réalité, c’est un résultat que l’on a obtenu. À la suite de cela, un opérateur russe nous dit, voilà il n’y a plus d’embargo, nous demandons la livraison de 1.000 bovins français pour la Russie. 1.000 bovins, c’est de l’argent pour les producteurs ! On n’est pas capable de les trouver. On me répond : on peut vous en trouver 100 ou 150, mais on n’en aura pas 1.000. Vous savez qui a pris le contrat ? Ce sont les Allemands. Eh bien, je n’accepte pas cela. Quand je dis compétitivité, je dis simplement qu’il faut se rassembler pour arriver à exporter nos produits et garantir du revenu pour les producteurs et qu’il n’est pas normal qu’ayant levé l’embargo sur la viande bovine française, on se fasse chiper un contrat par les Allemands parce que l’on n’a pas été capable de trouver le volume de production suffisant ».
« Les marchés russes sont des marchés subtils »
Que pense la profession d’une telle déclaration ? Politiquement parlant, il n’y a effectivement aucune raison pour que les bovins français ne s’exportent pas vers la Russie, explique Guy Hermouët, vice-président de la Fédération nationale bovine. En pratique, les choses seraient différentes. À la frontière russe, les cabinets vétérinaires - sous prétexte de règlements sanitaires (fièvre catarrhale ovine, encéphalopathie spongiforme bovine…) obsolètes selon ces nouvelles décisions politiques - continuent à refuser les entrées. Il semble que les marchés russes soient surtout des questions d’entente d’homme à homme…
De plus, comme le précise Guy Hermouët, il s’agissait de bovins reproducteurs et non de bovins destinés à la boucherie. « L’Allemagne n’a pas récupéré ce marché, elle avait déjà des marchés avec la Russie », rectifie subtilement Guy Hermouët. Il espère que Bruno Le Maire et sa collègue russe, Elena Skrynnik, vont continuer à faire pression pour que la fin de l’embargo ne soit pas qu’« une décision politique ». En parallèle, les statuts du Groupement d’intérêt économique export (GIE export) vont bientôt être déposé, annonce Guy Hermouët. Cela facilitera les échanges car les traders, en contact avec les marchés d’Amérique du Sud, n’auront plus « qu’un vrai interlocuteur », sachant que les marchés français ont été longuement délaissés car trop chers. Ce GIE export sera financé en partie par l’interprofession et par un prélèvement sur les futures ventes. Par ailleurs, d’ici la fin du deuxième trimestre, de nouveaux abattoirs français devraient être certifiés par les services vétérinaires russes. Aujourd’hui, seuls deux abattoirs ont en effet reçu cette certification...
« Les marchés russes sont des marchés subtils »
Que pense la profession d’une telle déclaration ? Politiquement parlant, il n’y a effectivement aucune raison pour que les bovins français ne s’exportent pas vers la Russie, explique Guy Hermouët, vice-président de la Fédération nationale bovine. En pratique, les choses seraient différentes. À la frontière russe, les cabinets vétérinaires - sous prétexte de règlements sanitaires (fièvre catarrhale ovine, encéphalopathie spongiforme bovine…) obsolètes selon ces nouvelles décisions politiques - continuent à refuser les entrées. Il semble que les marchés russes soient surtout des questions d’entente d’homme à homme…
De plus, comme le précise Guy Hermouët, il s’agissait de bovins reproducteurs et non de bovins destinés à la boucherie. « L’Allemagne n’a pas récupéré ce marché, elle avait déjà des marchés avec la Russie », rectifie subtilement Guy Hermouët. Il espère que Bruno Le Maire et sa collègue russe, Elena Skrynnik, vont continuer à faire pression pour que la fin de l’embargo ne soit pas qu’« une décision politique ». En parallèle, les statuts du Groupement d’intérêt économique export (GIE export) vont bientôt être déposé, annonce Guy Hermouët. Cela facilitera les échanges car les traders, en contact avec les marchés d’Amérique du Sud, n’auront plus « qu’un vrai interlocuteur », sachant que les marchés français ont été longuement délaissés car trop chers. Ce GIE export sera financé en partie par l’interprofession et par un prélèvement sur les futures ventes. Par ailleurs, d’ici la fin du deuxième trimestre, de nouveaux abattoirs français devraient être certifiés par les services vétérinaires russes. Aujourd’hui, seuls deux abattoirs ont en effet reçu cette certification...