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Seconde moisson, Matériel agricole, Bourgogne Franche Comté
Patrimoine culturel

Un exposition sur les Justes de Saône-et-Loire

En Saône-et-Loire, 35 personnes ont été reconnues comme "Justes parmi les Nations". Pendant la Seconde Guerre mondiale, elles ont pris des risques pour sauver des femmes, des hommes et des enfants juifs en danger de mort, suite aux lois raciales de l’Allemagne nazie et de la France. Une exposition aux Archives départementales à Mâcon leur rend hommage, pendant tout le mois d'avril.

Par Frédéric RENAUD
Un exposition sur les Justes de Saône-et-Loire

Le Centre de Documentation "Résistance et Déportation" de Saône-et-Loire (CDRD71) propose une exposition itinérante intitulée « Les Justes parmi les nations » de Saône-et-Loire. Sa circulation accompagnera la pose de plaques mémorielles effectuée par l’Association nationale des anciens combattants et ami(e)s de la Résistance (ANACR71) et le Souvenir français, dans 17 communes du département concernées par la présence sur leur territoire de "Justes parmi les nations".

Composée de 13 panneaux, l’exposition présente les 35 « Justes » de Saône-et-Loire. Quatre panneaux précisent la position géographique des « Justes » en Saône-et-Loire ; la situation générale des Juifs en Europe et en France ; l’entrée des « Justes » au Panthéon et la ligne de démarcation en Saône-et-Loire.  

Les autres panneaux décrivent, commune par commune, le sauvetage des Juifs par des familles saône-et-loiriennes. Le dernier panneau rend hommage aux saône-et-loiriens qui ont aidé, caché, sauvé des Juifs, mais qui n’ont pas eu de reconnaissance officielle, faute de présentation d’un dossier de demande auprès de Yad Vashem, l’organe qui attribue la qualité de "Justes parmi les Nations".

« Dans un monde en proie à un total effondrement moral, une petite minorité, les "Justes parmi les Nations", fait preuve d’un courage extraordinaire pour défendre les valeurs fondamentales de l’humanité, malgré le courant dominant d’indifférence et d’hostilité qui prévalut durant la Shoah. Contrairement à la tendance générale, les Justes considèrent les Juifs comme des frères humains envers lesquels ils ont des obligations morales », décrit le mémorial Yad Vashem.