Un hommage à venir au célèbre "curé chasseur de Chapaize"
Un curé chasseur, c’est peu courant. Et ce sera l’objet d’un hommage, ce samedi 4 octobre à Lugny. Une plaque sera dévoilée au château de cette commune, en mémoire d’un curé haut en couleur qui a laissé une forte empreinte à Chapaize : Nicolas Genost de Laforest.
Une cérémonie se déroulera le samedi 4 octobre à Lugny, pour rendre hommage à une figure de la chasse française. Chose inhabituelle, ce personnage est aussi prêtre, dans la paroisse de Chapaize, pendant plus de trois décennies. Né en 1722 à Tournus, l’abbé Nicolas Genost de Laforest meurt accidentellement à la suite d’une chasse au sanglier en 1783.
« Le curé avait été convié par le comte de Montrevel à une chasse au sanglier. Mais Ragotin, le cheval du curé, fit une chute qui le fit rouler avec son cavalier jusqu’au fond d’un ravin. L’abbé, inanimé et la tête couverte de sang, fut transporté au château, où il expira le lendemain », expliquait dernièrement Frédéric Lafarge, historien de Lugny.
Depuis, l’abbé de Laforest a inspiré le marquis Théodore de Foudras, un romancier qui publia en 1848 le roman cynégétique français : "Les Gentilshommes chasseurs". Ce curé apparaît dans les pages du roman comme l’abbé Duverger. Foudras le décrit ainsi : « un homme de 45 ans, sec, vigoureux de corps, avec un visage plein, haut en couleur et jovial, un bon compagnon ».
Car Monsieur le curé de Chapaize est passionné par l’équitation. C’est à son cheval que, chaque matin, il lit son bréviaire. Et s’il écourte les messes, c’est pour consacrer du temps à sa seconde passion : la chasse. Sans la moindre culpabilité : « Si je ne chassais pas, les cerfs dévoreraient les blés verts, les sangliers laboureraient les maïs et les sarrasins et les loups lèveraient de fameuses dîmes sur les troupeaux de moutons ».