Utilisation de “.vin” et “.wine” sur Internet
Un mois pour s’entendre
Le secteur viticole et les sociétés candidates doivent s’entendre au
plus vite sur l’utilisation des noms de domaine “.vin” et “.wine”
sur Internet. Telle est la décision prise par l’ICANN à l’issue d’une
réunion internationale consacrée notamment à ce dossier sensible pour
les appellations d’origine.
plus vite sur l’utilisation des noms de domaine “.vin” et “.wine”
sur Internet. Telle est la décision prise par l’ICANN à l’issue d’une
réunion internationale consacrée notamment à ce dossier sensible pour
les appellations d’origine.
Après des discussions qui se sont terminées le 18 juillet à Durban sans trouver un accord, l’ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers), l’organisme américain chargé de la gestion des noms de domaine sur Internet, a donné un mois au secteur viticole et aux sociétés candidates qui vendent des noms de domaine pour s’entendre sur l’utilisation des extensions “.vin » et “.wine”. Ces pourparlers, qui se sont tenus au sein du GAC, l’instance consultative de de l’ICANN où siègent les gouvernements, ont été « très tendus entre les Américains et les Européens », selon la Fédération européenne des vins d’origine (Efow).
Menace de boycott
« Nous avons informé les sociétés candidates aux extensions de notre souhait de trouver une solution et avons des propositions précises à leur faire. Ces propositions sont raisonnables et permettraient de concilier développement d’Internet et respect des appellations d’origine », a commenté le 19 juillet le président de l’Efow, Riccardo Ricci Curbastro.
Si elle n’obtient pas satisfaction, la Fédération européenne des vins d’origine menace d’« appeler tous les opérateurs du secteur dans l’Union européenne à boycotter ces noms de domaine ». « L’Union européenne représente près de 65 % du marché mondial du vin, souligne-t-elle. Un boycott massif remettrait en cause le modèle économique porté par les sociétés candidates à ces extensions. Il jetterait aussi le discrédit sur la politique conduite par les dirigeants de l’ICANN. Comme le droit nous y autorise, nous demanderons aussi aux tribunaux de radier tous les noms de domaine portant atteinte à la réputation de nos appellations d’origine ».
Des candidats sans lien avec le secteur
Menace de boycott
« Nous avons informé les sociétés candidates aux extensions de notre souhait de trouver une solution et avons des propositions précises à leur faire. Ces propositions sont raisonnables et permettraient de concilier développement d’Internet et respect des appellations d’origine », a commenté le 19 juillet le président de l’Efow, Riccardo Ricci Curbastro.
Si elle n’obtient pas satisfaction, la Fédération européenne des vins d’origine menace d’« appeler tous les opérateurs du secteur dans l’Union européenne à boycotter ces noms de domaine ». « L’Union européenne représente près de 65 % du marché mondial du vin, souligne-t-elle. Un boycott massif remettrait en cause le modèle économique porté par les sociétés candidates à ces extensions. Il jetterait aussi le discrédit sur la politique conduite par les dirigeants de l’ICANN. Comme le droit nous y autorise, nous demanderons aussi aux tribunaux de radier tous les noms de domaine portant atteinte à la réputation de nos appellations d’origine ».
Des candidats sans lien avec le secteur
L’ICANN a décidé d’ouvrir les noms de domaine générique de premier niveau. Près de 2.000 dossiers ont été déposés dont quatre se réfèrent au vin (un dossier “.vin” et trois dossiers “.wine”).
Les candidats, qui n’ont aucun lien avec le secteur, ont annoncé leur intention de vendre aux plus offrants les noms de domaine de second niveau (bordeaux.vin, chianti.wine, etc.), précise l’EFOW.
Celle-ci ajoute que « le secteur européen du vin, appuyé par plusieurs gouvernements et la Commission européenne, manifeste depuis plusieurs mois sa très vive inquiétude sur l’absence de règles imposant le respect des droits de propriété intellectuelle, des appellations d’origine en particulier ».