Un rempart à portée de main
Dans un contexte d'émergence de nouvelles pathologies du bétail, la biosécurité demeure le levier central de la prévention. Lors de l’assemblée générale du GDS 70, Gilles Rabu, directeur adjoint du GDS de Côte-d'Or a rappelé à partir d'exemples concrets qu’elle repose d’abord sur des mesures de bon sens, adaptées à chaque exploitation.
« La biosécurité, c’est l’ensemble des mesures destinées à empêcher l’introduction, la circulation et la diffusion des agents pathogènes », introduit Gilles Rabu, directeur adjoint du GDS Côte-d’Or. Une définition large, qui traduit une ambition : protéger durablement la santé des troupeaux tout en limitant le recours aux traitements. Au-delà de l’aspect sanitaire, l’enjeu est d'abord économique. « C’est une démarche globale de prévention qui permet d’améliorer la maîtrise sanitaire et économique de l’exploitation », insiste-t-il. Dans un contexte de pression sur les marges, éviter une contamination reste toujours moins coûteux que gérer ses conséquences. Tous les éleveurs concernés par l'introduction d'un animal malade dans leur cheptel peuvent en témoigner...Des mesures simples mais cibléesContrairement à certaines idées reçues, la biosécurité ne rime pas forcément avec investissements lourds. « Ce n’est pas une recette toute faite », rappelle l’intervenant : elle doit s’adapter aux réalités de chaque élevage et aux caractéristiques des maladies. Dans le cas de la tuberculose bovine, maladie à évolution lente et persistante dans le milieu, les points de vigi...
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