Critiques environnementales contre l’agriculture
Une forte majorité d'agriculteurs choqués
Un sondage Ifop révèle que 70 % des agriculteurs français ayant entendu les récentes critiques environnementales à l’encontre de l’agriculture, les jugent « choquantes ». Mais ils veulent leur opposer « un dialogue renforcé » avec les écologistes et « une campagne de communication ».
Campagne d’affichage musclée de l’organisation écologiste France Nature Environnement en marge du dernier Salon de l’Agriculture, "Le livre noir de l’agriculture" d’Isabelle Saporta, reportages TV sur une agriculture polluante et dangereuse pour la santé humaine… Les agriculteurs français ont connu meilleur début d’année sur la question environnementale. Et le dernier Baromètre de conjoncture agricole Ifop - réalisé en mars auprès de plus de 1.500 exploitants agricoles représentatifs des exploitations professionnelles françaises - révèle leur grande amertume. 70 % des exploitants ayant entendu ces récentes critiques contre l’agriculture les jugent « choquantes ». Il sont encore plus nombreux (72 %) à les qualifier de « disproportionnées » et 62 % à les juger « pas ou plutôt pas justifiées ». Toujours selon ce Baromètre Ifop, une courte majorité d’exploitants agricoles français (52 %) juge ces critiques « pas ou plutôt pas inutiles ».
Néanmoins, les exploitants agricoles français ne sont pas vindicatifs ou revanchards. Ils estiment que confrontée aux critiques des défenseurs de l’environnement, la meilleure stratégie à adopter de la part de la profession agricole est « un dialogue renforcé avec les associations environnementales » (49 % des exploitants sondés) et « une campagne de communication agricole pour contrer ces critiques » (30 %).
Réaction « appropriée » de la FNSEA
Autre enseignement de ce sondage, seule une petite moitié d’agriculteurs français a eu connaissance de la campagne FNE (49 %) et une forte majorité d’entre eux (79 %) n’a pas entendu parler, n'a pas vu ou pas lu "Le livre noir de l’agriculture". 39 % d’entre eux ont aussi entendu, vu ou lu des critiques environnementales à l’encontre de l’agriculture au travers d’autres supports de communication : 49 % via la télévision, des films et des reportages ; 34 % dans la presse professionnelle ou encore 20 % dans la presse nationale et 19 % dans la presse locale. Finalement, la visibilité de ces récentes critiques est loin d’être écrasante chez les exploitants français.
Enfin, chez ceux ayant entendu ces critiques et ayant remarqué les réactions de la FNSEA et de la profession face à ces dernières (soit 29 % de l’échantillon sondé), une forte majorité (69 %) ont jugé ces dernières « appropriées », la profession - par la voix de la FNSEA - ayant choisi de maintenir ouverte la porte d'un dialogue constructif avec les écologistes.
Néanmoins, les exploitants agricoles français ne sont pas vindicatifs ou revanchards. Ils estiment que confrontée aux critiques des défenseurs de l’environnement, la meilleure stratégie à adopter de la part de la profession agricole est « un dialogue renforcé avec les associations environnementales » (49 % des exploitants sondés) et « une campagne de communication agricole pour contrer ces critiques » (30 %).
Réaction « appropriée » de la FNSEA
Autre enseignement de ce sondage, seule une petite moitié d’agriculteurs français a eu connaissance de la campagne FNE (49 %) et une forte majorité d’entre eux (79 %) n’a pas entendu parler, n'a pas vu ou pas lu "Le livre noir de l’agriculture". 39 % d’entre eux ont aussi entendu, vu ou lu des critiques environnementales à l’encontre de l’agriculture au travers d’autres supports de communication : 49 % via la télévision, des films et des reportages ; 34 % dans la presse professionnelle ou encore 20 % dans la presse nationale et 19 % dans la presse locale. Finalement, la visibilité de ces récentes critiques est loin d’être écrasante chez les exploitants français.
Enfin, chez ceux ayant entendu ces critiques et ayant remarqué les réactions de la FNSEA et de la profession face à ces dernières (soit 29 % de l’échantillon sondé), une forte majorité (69 %) ont jugé ces dernières « appropriées », la profession - par la voix de la FNSEA - ayant choisi de maintenir ouverte la porte d'un dialogue constructif avec les écologistes.