Domaine des Poncétys
« Une mémoire vivante »
Gérard Orjollet est un personnage emblématique de l'exploitation : le plus ancien salarié du domaine, « une mémoire vivante »
indique le chef d'exploitation Florent Rouve. Hommage à un homme qui
aura fait la quasi totalité de sa carrière aux Poncétys, et connu six
chefs d'exploitation. Portrait.
indique le chef d'exploitation Florent Rouve. Hommage à un homme qui
aura fait la quasi totalité de sa carrière aux Poncétys, et connu six
chefs d'exploitation. Portrait.
Après 38 ans de service, Gérard Orjollet fait valoir son droit à la retraite. Son dernier jour, c'est le 29 février, un jour de repos. Gérard a été embauché le 2 janvier 1974 par les chefs de l'époque Paul Delagarde et M. Donnot. « J'ai commencé à travailler à 16 ans » confie-t-il, avec un brevet d’enseignement industriel en poche en 1968. « A l'époque où tout le monde avait son diplôme », ajoute-t-il avec le sourire. L'agriculteur est passé par un laboratoire de chimie à Lyon, fut manœuvre et fermier dans la Nièvre avant d'intégrer le domaine de Davayé. « A mon arrivée, il y avait des moutons, des chèvres et des cochons. Puis il y a eu les élections de 1981 et la volonté de réorganiser la filière dans les centres de formation. Ainsi, le domaine n'a élevé plus que des chèvres ». Une spécialisation donc...
Quand on lui demande quels bons souvenirs il garde de sa longue carrière, ce qui vient tout de suite, c'est l'ambiance, les rencontres avec les stagiaires du monde entier. Son chef d'exploitation préféré ? Florent Rouve bien sûr. « Un des rares qui ne se plaint jamais du boulot... Puis les bons moments passés avec Eric Vassar et Claire Cornillon. Mais ça, c'était en dehors du boulot. On a tout appris, l'escalade, la rando, le ski, la planche à voile ». Un vrai sportif, doublé d'un écolo.
En effet, Gérard Orjollet est unique en son genre : pratiquement tous les jours, il a rallié le lycée depuis Mâcon en vélo. « Malheureusement, j'ai eu des problèmes de dos et j'en fais un peu moins. Et puis j'ai 60 ans ». 60 ans et quatre mois pour être précis. Car, l'éleveur a dû prolonger un peu compte tenu de la réforme des retraites. « Je me suis posé la question quand même, car Antoine, qui prendra la relève, ne sera embauché qu'à la rentrée. Mais bon, il faut savoir partir, laisser la place ». « Toujours souriant et optimiste » disent de lui ses collaborateurs. Son principal défaut ? « Bordélique ! Ce qui compte pour lui, c'est que ce soit bon, pas forcément en ordre. Chez les viticulteurs, ce n'est pas toujours bien passé. Mais quand on connaît Gérard, on passe là-dessus ».
Un regret ? « Ne pas parler l'anglais, pour échanger avec les stagiaires étrangers ». Bien Français Gérard...
A Paris pour finir
Pour terminer en beauté, Gérard se rend au Salon de l'agriculture pour la seconde fois de sa carrière. La première, c'était au début. La boucle est bouclée.
La vraie première, c'est qu'il prendra le TGV pour la 1ère fois. Il accompagne deux jeunes stagiaires sur un concours de jugement de chèvres, bêtes dont il se sera occupé toute sa vie. C'est un peu lui qui a initié l'homéopathie pour les caprins. Le veinard s'y rend avec son épouse, ancienne infirmière à l'hôpital de Mâcon, aujourd'hui retraitée.
Quand on lui demande quels bons souvenirs il garde de sa longue carrière, ce qui vient tout de suite, c'est l'ambiance, les rencontres avec les stagiaires du monde entier. Son chef d'exploitation préféré ? Florent Rouve bien sûr. « Un des rares qui ne se plaint jamais du boulot... Puis les bons moments passés avec Eric Vassar et Claire Cornillon. Mais ça, c'était en dehors du boulot. On a tout appris, l'escalade, la rando, le ski, la planche à voile ». Un vrai sportif, doublé d'un écolo.
En effet, Gérard Orjollet est unique en son genre : pratiquement tous les jours, il a rallié le lycée depuis Mâcon en vélo. « Malheureusement, j'ai eu des problèmes de dos et j'en fais un peu moins. Et puis j'ai 60 ans ». 60 ans et quatre mois pour être précis. Car, l'éleveur a dû prolonger un peu compte tenu de la réforme des retraites. « Je me suis posé la question quand même, car Antoine, qui prendra la relève, ne sera embauché qu'à la rentrée. Mais bon, il faut savoir partir, laisser la place ». « Toujours souriant et optimiste » disent de lui ses collaborateurs. Son principal défaut ? « Bordélique ! Ce qui compte pour lui, c'est que ce soit bon, pas forcément en ordre. Chez les viticulteurs, ce n'est pas toujours bien passé. Mais quand on connaît Gérard, on passe là-dessus ».
Un regret ? « Ne pas parler l'anglais, pour échanger avec les stagiaires étrangers ». Bien Français Gérard...
A Paris pour finir
Pour terminer en beauté, Gérard se rend au Salon de l'agriculture pour la seconde fois de sa carrière. La première, c'était au début. La boucle est bouclée.
La vraie première, c'est qu'il prendra le TGV pour la 1ère fois. Il accompagne deux jeunes stagiaires sur un concours de jugement de chèvres, bêtes dont il se sera occupé toute sa vie. C'est un peu lui qui a initié l'homéopathie pour les caprins. Le veinard s'y rend avec son épouse, ancienne infirmière à l'hôpital de Mâcon, aujourd'hui retraitée.