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Agrioccasions, les occasions agricoles
CPASL

Une politique volontariste

Alors que les conditions économiques actuelles pourraient pousser à un certain découragement, la Coopérative de production avicole de Saône-et-Loire (CPASL) entend pour sa part garder son rôle moteur et maintenir la rémunération des éleveurs à un niveau acceptable.
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Née le 1er octobre 1987, la Coopérative de production avicole de Saône-et-Loire (CPASL) est à un tournant de son histoire. Alors que le volume de production de ses adhérents est passé de 1.484.570 animaux à 1.539.837 - soit une hausse de +3,72 % -, on souligne la montée en puissance au niveau des canards (+8,3 %) et des pintades (+16,08 %). Côté abattoir, le chiffre d’affaires se répartit de la manière suivante : 68,06 % pour Palmid’Or Bourgogne, 17,42 % pour les Fermiers de l’Ardèche, 7,62 % pour Guillot-Cobreda, 4,35 % pour LDC Bourgogne et 2,55 % pour Mairet.

Une situation tendue


Néanmoins, la coopérative a enregistré l'an dernier des résultats négatifs à hauteur de -43.700 €, un résultat qui s’explique par la volonté de ne pas impacter les éleveurs de l’importante hausse des coûts des matières premières, des aliments et des animaux un jour. Alors que les résultats techniques sont en hausse significative dans les exploitations, un groupe d’éleveurs pintades a été accueilli deux journées par le Groupe Michel à Fougères en Ille-et-Vilaine pour faire évoluer les méthodes de travail et améliorer les résultats. Par ailleurs, la CPASL a noué un partenariat avec Force Centre, une organisation de production du centre de la France. Enfin, décision a été prise de modifier l’arrêté des comptes qui avait traditionnellement lieu à la fin du mois de décembre, en pleine activité. Désormais, celui-ci se déroulera à la fin du mois de juin, avec pour conséquence, une nouvelle assemblée générale convoquée en octobre ou novembre prochain.

Force de proposition


Président, Patrice Labrosse a profité de l’occasion pour alerter sur la problématique de la juste rémunération des éleveurs tout en soulignant la détermination de sa structure à demeurer force de proposition. « Les temps sont durs, mais la CPASL ne faiblira pas. Elle entend continuer à fournir ses clients abattoir en marchandise demandée, mais pas à n’importe quel prix. La première chose à laquelle elle veillera est la rémunération des éleveurs à un niveau acceptable nous permettant de vivre décemment d’une activité d’élevage exigeante techniquement et en temps de travail, puisque c’est du sept jours sur sept. Dans notre métier, les deux jours de repos hebdomadaires revendiqués par nos compatriotes se réduisent pour notre part à quelques heures. Cette contrainte qui pèse sur ceux qui la subissent a un prix et il serait souhaitable que ce dernier puisse être intégré dans la rémunération des éleveurs. La CPASL mettra tout en œuvre pour développer de nouvelles surfaces de production apportant à notre région et aux éleveurs des emplois et une rémunération permettant de pérenniser les outils d’abattage de notre filière avicole. Elle n’y parviendra que si les perspectives de rémunération que nous proposerons ensemble tiennent compte, non seulement du niveau de charge de l’activité avicole, mais aussi de la contrainte humaine qu’elle représente. On ne peut pas obliger les gens à agir. Par contre, on peut susciter l’envie en proposant pour une fois dans notre métier une reconnaissance financière digne. La CPASL entend aussi rester un animateur important au sein de la filière avicole de notre région en étant une force de proposition tant au niveau de l’organisation de celle-ci que dans l’évolution des techniques de production ».