Une santé financière qui reste saine
de l’association. Bruno Mallet, président d’Inter Beaujolais depuis
juillet 2012, a lui appelé à l’unité du vignoble et à la solidarité.
En ce qui concerne le budget prévisionnel 2012-2013 d’Inter Beaujolais, il souffrira de la petite récolte lors de la dernière campagne, bien que les dernières déclarations fassent état d’un volume de récoltes de plus de 500.000 hl, et de la suppression des aides OCM pour 2013 à hauteur de 369.000 €. « Grâce à nos réserves, aucune subvention ni aucune manifestation sur les pays cibles n’ont été supprimées », a-t-il insisté.
Un beaujolais mieux valorisé en GMS
Jean Bourjade, directeur général, a présenté les tableaux de bord économiques, faisant apparaître une baisse des sorties propriété des beaujolais et beaujolais villages nouveaux de 13,03 % entre 2011 et 2012. Concernant la distribution en grandes et moyennes surfaces (GMS), l’AOP beaujolais représente 3 % de part de marché en volume et en valeur. Au sein des AOP rouges, les beaujolais pèsent 4 % en volume et 5 % en valeur de part de marché, traduisant une meilleure valorisation par rapport à d’autres régions. Il a également souligné la progression des crus en grande distribution à +7,4 % en volume et +9,1 % en valeur des ventes.
Sur le marché des CHR (cafés, hôtels et restaurants), « 55 % des restaurants proposaient des beaujolais en 2011 contre 40 % en 2009 », s'est félicité Jean Bourjade, à l’appui d’une étude réalisée sur le sujet. « Les CHR sont un réseau de distribution dans lequel nous pouvons valoriser le vin », précisait-il. Au plan international, le directeur général a concédé une perte de volumes sur l’ensemble des grandes zones, mais une hausse sur les pays tiers (hors UE). « Les vins de garde s’implantent de mieux en mieux au Japon, surtout les crus », rappelait-il. Il terminait en présentant les nouvelles actions de communication : le nouveau magazine Ipad, la veille internationale Média mise en place avec la société Meltwater News, le dossier de presse "Jeunes talents", qui a recueilli plus de trente retombées presse, et les actions hors subventions OCM au Brésil et en Russie.
Dans son rapport moral, Bruno Mallet appelait à l’unité du vignoble et à la solidarité : « l’Interprofession est le lieu où les actions peuvent émerger. Inter Beaujolais doit porter la cohérence et le projet de notre filière », rappelait-il, avant de revenir sur la nécessité d’avancer sur la contractualisation des relations entre partenaires du vignoble et de prôner la diversification, notamment sur les crémants de bourgogne et les côteaux bourguignons, comme une source importante de revenus pour l’avenir.
Gilles Paris, vice-président d’Inter Beaujolais
Gilles Paris devient le nouveau vice-président d’Inter Beaujolais. Il succède à Thierry Saint-Cyr, lequel a démissionné en décembre dernier, après avoir été élu en juillet 2012.
La candidature de Gilles Paris, président de l’ODG des crus du Beaujolais, au poste de vice-président d’Inter Beaujolais, a été présentée en début d’assemblée générale par Denis Chilliet, le nouveau secrétaire général de l’Union des vignerons du beaujolais (UVB). La proposition a été acceptée par l’assemblée générale, qui officialise ainsi Gilles Paris, viticulteur à Chiroubles, sur 7 hectares en appellations chiroubles, morgon et fleurie, dans ses nouvelles fonctions à la tête de l’association. « Mon rôle sera d’être le garant de l’unité du vignoble et de tenir ses acteurs rassemblés. Nous voulons aussi travailler à faire remonter les prix de vente de nos vins : l’image compte et le prix avec. Nous travaillerons aussi à la mise en avant de nos terroirs », a-t-il déclaré en marge de l’assemblée générale. En ce qui concerne le plan collectif local, qui sera présenté prochainement en comité de bassin, Gilles Paris a tenu à rappeler les aides individuelles qui existent pour permettre à ceux qui le veulent de garder une densité à l’hectare plus forte. Le nouveau vice-président d’Inter Beaujolais et Denis Chilliet vont se pencher sur le « toilettage des statuts et du fonctionnement de l’UVB ». Le nouveau secrétaire général a rappelé le rôle de l’UVB, « une structure de moyens au service des ODG, qui s’entendent, communiquent et s’écoutent ».