Accès au contenu
Agrioccasions, les occasions agricoles
Effluents vitivinicoles

Une station collective à Lugny

A l’occasion des prochaines vendanges, une cinquantaine d’exploitations de Lugny et des proches villages pourront prendre possession d’une station de traitement organique et phytosanitaire flambant neuve.
1748--Saint-Gengoux_Scisse_aire_lavage_012.jpg
Dès 2007, le besoin de disposer d’une aire de lavage collective des machines à vendanger comme des pulvérisateurs se fait ressentir du côté de Lugny. Face à cette nécessité de traitement des effluents vitivinicoles, largement poussée par la commune et incitée par les techniciens de la chambre d’agriculture, la Cuma de Lugny décide alors de franchir le pas. « Au départ, nous avons fait le tour des personnes qui pouvaient être intéressées par un tel projet », rappelle Bernard Chevalier, président de la Cuma. Dès lors, la réflexion est engagée et le processus de recherche d’un système répondant aux besoins locaux lancé.

Optimiser les services


C’est ainsi que le système de bassin aérien proposé par la société Vaslin-Bucher (installée à Chalonnes-sur-Loire dans le Maine-et-Loire) est retenu. « Nous avons choisi un bassin aérien du fait du volume que nous aurions à traiter. Au total, le volume d’effluents devrait en effet osciller entre 6.000 et 7.000 m³ ».
C’est finalement en novembre dernier que les travaux ont débuté. Ils devraient s'achever cet été pour permettre à la station d’être opérationnelle à l'occasion des prochaines vendanges. Au total, ce sont vingt machines à vendanger et trente-cinq pulvérisateurs - représentant une cinquantaine d’exploitations dont la cave de Lugny, elle-même - qui utiliseront ces infrastructures nouvellement créées sur la commune de Lugny, à proximité du hameau de Fissy.
L’ambition est de permettre une pluridisciplinarité du lieu. En effet, cette structure a bien évidemment pour vocation le traitement des effluents grâce à la station d’épuration. Il y aura également une aire de remplissage des pulvérisateurs ainsi qu’une aire de lavage pour ces mêmes pulvérisateurs et pour les machines à vendanger. Seront alors installés cinq postes de lavage. Il convient d’ajouter la présence d’un local de stockage phytosanitaire et une station permettant de se servir en carburant. De même, il sera possible de déposer son marc à proximité. Enfin, la Cuma de Lugny disposera pour elle seule d’un lieu de réunion et d’un bureau.
Pour ce qui est du fonctionnement du site, un système avec badge sera mis en place. Les données seront alors recueillies sur ordinateur pour permettre de facturer au plus juste l’utilisation d’un ou plusieurs services présents sur le site. Quant aux contrôles techniques, la société Vaslin-Bucher surveillera le site par Internet. De même, deux à trois personnes (sur place) seront formées pour vérifier que tout fonctionne bien. Pour ce qui est de l’investissement, il s’élèvera à 1.200.000 €. Avec des subventions à hauteur de 30 %. Dès lors, les 70 % restant seront financés par un emprunt courant sur une durée de quinze ans.

Répondre à d’autres problématiques


Si bon nombre de vignerons sont intéressés par la démarche, un problème de distance se pose comme cela est le cas pour la commune de Cruzille. Avec, à la clé, la nécessité de la présence d’une petite station de lavage et de stockage d’effluents. La poche d’effluents organique et celle contenant les effluents phytosanitaires seront ensuite transportées sur le site de la Cuma à Fissy, sur la commune de Lugny. Dans le même ordre d’idée, les adhérents de la Cuma qui sont à une distance importante de Lugny - à l’image de ceux installés sur la commune de Martailly-lès-Brancion - pourront également bénéficier des services de la station en amenant leurs effluents, mesurés et contrôlés à l’entrée à l’aide d’un débitmètre.