« A ce jour, la tuberculose ne concerne que la Côte-d’Or et la Dordogne. Toutefois, nous avons pris des dispositions visant à surveiller ce qui se passe », confie le directeur de la Fédération des chasseurs Michel Roy. « Nous formons des chasseurs à l’examen initial des carcasses de gibier prélevés à la chasse. Plus de 700 chasseurs ont été formés. Cette formation s’accompagne d’une sensibilisation à la tuberculose. Si à l’examen des carcasses de gibier apparait la moindre suspicion, le chasseur arrête tout et nous prévient immédiatement. Tout est pris en charge selon un protocole très strict », explique Michel Roy. Les animaux sont ensuite récupérés et acheminés vers un laboratoire pour analyse. A noter également qu’avec l’administration, les vétérinaires et les déterreurs, la Fédération des chasseurs a fait prélever un certain nombre de blaireaux en Saône-et-Loire. Tous se sont révélés indemnes. « A partir du moment où la faune sauvage se retrouverait contaminée par les animaux d’élevage, elle deviendrait un réservoir. Ceci dit, le contrôle sanitaire des animaux de rente est très sérieux en Saône-et-Loire », fait remarquer Michel Roy. La Fédération départementale des chasseurs reste « en alerte » sur le sujet.