Gestion du troupeau
Viser l’efficacité administrative
Souvent vécues comme des contraintes, les démarches administratives font
parties de la gestion d’une entreprise. Certaines déclarations –aux
administrations publiques–sont même obligatoires (notification IPG par
exemple). Les chefs d’exploitations ne peuvent négliger ce poste
"chronophage" et ont tout intérêt à gagner en efficacité. À la clé : gain
de temps et d’argent, pilotage technico-économique affiné et
compétitivité améliorée.
parties de la gestion d’une entreprise. Certaines déclarations –aux
administrations publiques–sont même obligatoires (notification IPG par
exemple). Les chefs d’exploitations ne peuvent négliger ce poste
"chronophage" et ont tout intérêt à gagner en efficacité. À la clé : gain
de temps et d’argent, pilotage technico-économique affiné et
compétitivité améliorée.
L’agriculture est au cœur de nombreux enjeux (production, environnement, territoire, social…). Depuis peu, le secteur voit même les réglementations se multiplier rapidement et se croiser, sans forcément de cohérence globale. Pris dans cette tornade administrative, les chefs d’exploitations sont dans l’obligation de consacrer une part croissante de leur temps aux démarches administratives, souvent à contrecœur.
Pour pallier en partie cette complexité, des solutions informatiques existent. Parmi elles, Boviclic. Ce logiciel (installé sur l’ordinateur ou ordiphone ou pocket) –avec son prolongement web– n’est autre que le nouveau nom de Bovitel et d’Orani Web.
Le pont entre administrations et entreprises
Boviclic a été développé par le GIE Agralog. Ce GIE résulte de l’association de différentes OPA (organisations professionnelles agricoles). Ainsi, chambre d’agriculture, EDE, GDS… développent ces solutions informatiques, au plus près des démarches obligatoires ou celles technico-économiques pouvant servir aux éleveurs. Mais pas seulement. Le président de la section Boviclic au sein du GIE, Olivier Combette est « très attentif à ce que l’outil réponde bien aux besoins et aux attentes des éleveurs ». Car, trop souvent, le problème numéro un reste la nécessité de maîtriser un minimum l’informatique.
Là réside la principale force du GIE : former, accompagner et conseiller les éleveurs pour une bonne utilisation de Boviclic. « Cela ne sert à rien d’acheter une solution informatique si c’est pour ensuite la laisser dans un tiroir, car on ne sait pas s’en servir », explique l’éleveur de bovins dans le Cher.
Informatiser l’agriculture
La dynamique de fond semble en marche. 1.000 éleveurs rejoignent les 12.000 convertis à l’outil en France (DOM comprise). Côté structures aussi. Régulièrement, de nouveaux organismes adhèrent aux GIE, rendant l’outil encore plus complet. La traçabilité –identification et notification des mouvements à l’IPG– n’est plus la seule fonction, comme au départ. En 2011, Contrôles Laitiers, Bovins Croissance et GDS (pour les régions Auvergne, Bourgogne, Centre, Limousin, Rhône Alpes et PACA) viennent apporter leurs savoirs et expertises en matière de démarches qualité, génétique, sanitaire... « Attention, met en garde le directeur administratif, Guy Cassagne, aucune information privée n’est transmise sans le consentement de l’éleveur ». Les droits des usagers sont garantis (déclaration CNIL).
Valoriser ses données
Boviclic peut donc servir les chefs d’exploitation à gérer finement leurs productions. D’ailleurs, l’enthousiasme des deux hommes reprend vite le dessus : « Boviclic simplifie mais permet aussi de valoriser les données » technico-économiques enregistrées. Rien de plus simple en effet, d’extraire des données du logiciel ou directement sur Internet, pour « revenir quelques mois après » et analyser –avec les différents conseillers des OPA ou non– les itinéraires techniques les plus intéressants.
Une philosophie propre à ses membres : « on n’est pas là pour faire du chiffre (d’affaires, ndlr) mais bien pour apporter des réponses techniques dans la gestion quotidienne des troupeaux », rappelle Olivier Combette. Ces modules sur la gestion économiques sont d’ailleurs disponibles, « à la carte ». « Nous ne forçons pas à la consommation. Les éleveurs choisissent ce dont ils ont besoin et uniquement », poursuit olivier Combette, faisant comprendre par là que l’outil est accessible à différents budgets.
Traçabilité totale
La polémique sur les abattages rituels prouve que la traçabilité va encore se complexifier et débordera de sa fonction première, celle d’assurer "simplement" la sécurité des consommateurs. Il faudra certainement apporter de plus en plus de preuve sur toutes les pratiques, tout au long de la chaine de production. Pour l’heure, 20 millions de bovins sont notifiés à l’IPG dans les sept jours à compter du moindre mouvement. Une « performance » qui revient à la base « au travail de l’éleveur qui sait identifier son animal » sur le terrain, concluent les deux hommes, fiers de leur profession.
Pour pallier en partie cette complexité, des solutions informatiques existent. Parmi elles, Boviclic. Ce logiciel (installé sur l’ordinateur ou ordiphone ou pocket) –avec son prolongement web– n’est autre que le nouveau nom de Bovitel et d’Orani Web.
Le pont entre administrations et entreprises
Boviclic a été développé par le GIE Agralog. Ce GIE résulte de l’association de différentes OPA (organisations professionnelles agricoles). Ainsi, chambre d’agriculture, EDE, GDS… développent ces solutions informatiques, au plus près des démarches obligatoires ou celles technico-économiques pouvant servir aux éleveurs. Mais pas seulement. Le président de la section Boviclic au sein du GIE, Olivier Combette est « très attentif à ce que l’outil réponde bien aux besoins et aux attentes des éleveurs ». Car, trop souvent, le problème numéro un reste la nécessité de maîtriser un minimum l’informatique.
Là réside la principale force du GIE : former, accompagner et conseiller les éleveurs pour une bonne utilisation de Boviclic. « Cela ne sert à rien d’acheter une solution informatique si c’est pour ensuite la laisser dans un tiroir, car on ne sait pas s’en servir », explique l’éleveur de bovins dans le Cher.
Informatiser l’agriculture
La dynamique de fond semble en marche. 1.000 éleveurs rejoignent les 12.000 convertis à l’outil en France (DOM comprise). Côté structures aussi. Régulièrement, de nouveaux organismes adhèrent aux GIE, rendant l’outil encore plus complet. La traçabilité –identification et notification des mouvements à l’IPG– n’est plus la seule fonction, comme au départ. En 2011, Contrôles Laitiers, Bovins Croissance et GDS (pour les régions Auvergne, Bourgogne, Centre, Limousin, Rhône Alpes et PACA) viennent apporter leurs savoirs et expertises en matière de démarches qualité, génétique, sanitaire... « Attention, met en garde le directeur administratif, Guy Cassagne, aucune information privée n’est transmise sans le consentement de l’éleveur ». Les droits des usagers sont garantis (déclaration CNIL).
Valoriser ses données
Boviclic peut donc servir les chefs d’exploitation à gérer finement leurs productions. D’ailleurs, l’enthousiasme des deux hommes reprend vite le dessus : « Boviclic simplifie mais permet aussi de valoriser les données » technico-économiques enregistrées. Rien de plus simple en effet, d’extraire des données du logiciel ou directement sur Internet, pour « revenir quelques mois après » et analyser –avec les différents conseillers des OPA ou non– les itinéraires techniques les plus intéressants.
Une philosophie propre à ses membres : « on n’est pas là pour faire du chiffre (d’affaires, ndlr) mais bien pour apporter des réponses techniques dans la gestion quotidienne des troupeaux », rappelle Olivier Combette. Ces modules sur la gestion économiques sont d’ailleurs disponibles, « à la carte ». « Nous ne forçons pas à la consommation. Les éleveurs choisissent ce dont ils ont besoin et uniquement », poursuit olivier Combette, faisant comprendre par là que l’outil est accessible à différents budgets.
Traçabilité totale
La polémique sur les abattages rituels prouve que la traçabilité va encore se complexifier et débordera de sa fonction première, celle d’assurer "simplement" la sécurité des consommateurs. Il faudra certainement apporter de plus en plus de preuve sur toutes les pratiques, tout au long de la chaine de production. Pour l’heure, 20 millions de bovins sont notifiés à l’IPG dans les sept jours à compter du moindre mouvement. Une « performance » qui revient à la base « au travail de l’éleveur qui sait identifier son animal » sur le terrain, concluent les deux hommes, fiers de leur profession.