Production caprine
Zoom sur les coûts de production
En production caprine, le coût de production de 1.000 litres de lait était de 577 € en 2009. Les charges d’alimentation représentent 40 % de ce coût et elles pourraient être encore plus élevées avec la sécheresse. Une donnée qui milite pour plus d’autonomie alimentaire et une meilleure valorisation des surfaces.
Une enquête de l’Institut de l’élevage sur la campagne 2009 fait apparaître des coûts de production s’élevant à 577 € par 1.000 litres de lait de chèvre, hors rémunération de la main d’œuvre. Parmi ces coûts, 40 % sont liés aux charges d’alimentation (achats de fourrages et de concentrés et charges liées aux surfaces).
Pour 2011, l’impact de la sécheresse, et surtout de la flambée des cours des matières premières (concentrés, déshydratés et fourrages), laissent présager des hausses de charges de 28 à 49 € par 1.000 litres.
D’après l’étude, les meilleurs résultats économiques ont été obtenus avec une bonne productivité du travail, avec notamment des produits lait par unité de main-d’œuvre corrects et donc une quantité de lait par chèvre suffisante. La moyenne nationale des adhérents contrôle laitier 2009-2010 étant de 842 kg.
Les meilleurs résultats économiques sont aussi associés à des coûts d’alimentation maîtrisés avec souvent des fourrages produits, des concentrés autoconsommés en partie et des terres à bon potentiels.
Maîtriser les coûts d’alimentation
Il est donc important de se préoccuper de ses coûts d’alimentation et d’utiliser les leviers à sa disposition afin de les faire évoluer à la baisse. Cela passe par produire des fourrages de qualité, en quantité suffisante, en privilégiant des coupes précoces ce qui permettra une bonne ingestion, plus de lait et moins de concentrés distribués ; sachant que la chèvre valorise mal les mauvais fourrages (refus). Il convient aussi de s’assurer de rendements corrects. Des plantes permettant de faire des économies de protéines achetées (luzerne, prairie multi espèces…. ) peuvent être cultivées. Il est recommandé de calculer ses coûts de concentré et d’utiliser ses céréales si c’est possible. Enfin, faire pâturer de l’herbe revient moins cher que de la récolter.
Autonomie alimentaire
Viser un maximum d’autonomie alimentaire et valoriser ses surfaces est donc un objectif qui permettra de faire plus de lait, de qualité de surcroit avec un bon rendement fromager et d’être moins dépendant des spéculations des marchés (concentrés, déshydratés, fourrages ….). Il faudra également faire attention à avoir un troupeau ayant un potentiel de production correct ; la sélection et l’apport génétique ne sont pas à négliger.
Les facteurs limitants sont la structure et le potentiel des terrains de l’exploitation, mais également le temps de travail disponible notamment pendant les récoltes, ce qui n’est pas toujours évident dans des systèmes fromagers avec commercialisation directe.
La taille de l’exploitation et les frais de mécanisations peuvent aussi constituer un frein en spécialisé caprins, sachant que des solutions collectives ( Cuma , copropriétés … ) peuvent être envisagées .
Conseil élevage Saône-et-Loire proposera dès 2012 de calculer vos coûts de production selon la méthode de l’Institut, avec l’outil “Coûts de production” c'est-à-dire en privilégiant la rémunération de la main-d’œuvre.
Pour 2011, l’impact de la sécheresse, et surtout de la flambée des cours des matières premières (concentrés, déshydratés et fourrages), laissent présager des hausses de charges de 28 à 49 € par 1.000 litres.
D’après l’étude, les meilleurs résultats économiques ont été obtenus avec une bonne productivité du travail, avec notamment des produits lait par unité de main-d’œuvre corrects et donc une quantité de lait par chèvre suffisante. La moyenne nationale des adhérents contrôle laitier 2009-2010 étant de 842 kg.
Les meilleurs résultats économiques sont aussi associés à des coûts d’alimentation maîtrisés avec souvent des fourrages produits, des concentrés autoconsommés en partie et des terres à bon potentiels.
Maîtriser les coûts d’alimentation
Il est donc important de se préoccuper de ses coûts d’alimentation et d’utiliser les leviers à sa disposition afin de les faire évoluer à la baisse. Cela passe par produire des fourrages de qualité, en quantité suffisante, en privilégiant des coupes précoces ce qui permettra une bonne ingestion, plus de lait et moins de concentrés distribués ; sachant que la chèvre valorise mal les mauvais fourrages (refus). Il convient aussi de s’assurer de rendements corrects. Des plantes permettant de faire des économies de protéines achetées (luzerne, prairie multi espèces…. ) peuvent être cultivées. Il est recommandé de calculer ses coûts de concentré et d’utiliser ses céréales si c’est possible. Enfin, faire pâturer de l’herbe revient moins cher que de la récolter.
Autonomie alimentaire
Viser un maximum d’autonomie alimentaire et valoriser ses surfaces est donc un objectif qui permettra de faire plus de lait, de qualité de surcroit avec un bon rendement fromager et d’être moins dépendant des spéculations des marchés (concentrés, déshydratés, fourrages ….). Il faudra également faire attention à avoir un troupeau ayant un potentiel de production correct ; la sélection et l’apport génétique ne sont pas à négliger.
Les facteurs limitants sont la structure et le potentiel des terrains de l’exploitation, mais également le temps de travail disponible notamment pendant les récoltes, ce qui n’est pas toujours évident dans des systèmes fromagers avec commercialisation directe.
La taille de l’exploitation et les frais de mécanisations peuvent aussi constituer un frein en spécialisé caprins, sachant que des solutions collectives ( Cuma , copropriétés … ) peuvent être envisagées .
Conseil élevage Saône-et-Loire proposera dès 2012 de calculer vos coûts de production selon la méthode de l’Institut, avec l’outil “Coûts de production” c'est-à-dire en privilégiant la rémunération de la main-d’œuvre.