Régulation des marchés agricoles
120 organisations agricoles du monde entier à Paris
La FNSEA et les JA ont réunit à Paris, les 16 et 17 juin, 120
organisations agricoles du monde entier, quelques jours avant le G20
agricole. Objectif : faire entendre la voix des paysans en matière de
régulation des marchés agricoles et de lutte contre la spéculation
financière.
organisations agricoles du monde entier, quelques jours avant le G20
agricole. Objectif : faire entendre la voix des paysans en matière de
régulation des marchés agricoles et de lutte contre la spéculation
financière.
Les 16 et 17 juin, des délégations de 120 organisations professionnelles issues de 80 pays et des cinq continents se retrouvaient à Paris, au siège de l’OCDE, à l’appel de la FNSEA et de Jeunes Agriculteurs (JA). A quelques jours de la réunion des ministres de l’Agriculture du G20 sous présidence française, organisée également à Paris, les 22 et 23 juin, il s’agit de « donner la parole aux paysans du monde entier » au cours d’une conférence internationale baptisée « G120 ». Xavier Beulin, le président de la FNSEA, l’expliquait à Agriculture Information dans une interview publiée le 1er juin. Et les messages transmis par ces agriculteurs du Nord comme du Sud au cours de nombreuses tables rondes avec des experts internationaux, seront portés auprès des décideurs du G20 agricole. Ces derniers vont se pencher sur la régulation des marchés agricoles et l’arrivée de fonds spéculatifs sur les marchés à terme.
Les 120 délégations agricoles devraient affirmer dans une déclaration commune la nécessité de consolider les politiques publiques en faveur de l’agriculture. « L’agriculture doit se doter de règles : nous ne devons pas laisser au marché seul le soin d’orienter nos pratiques », estime encore le président de la FNSEA.
Stocks stratégiques
La première journée du G120, qui devrait être ouverte par Nicolas Sarkozy, président du G20 des chefs d’Etat et de Gouvernement en 2011, sera consacrée, le matin, au défi alimentaire qui attend les agricultures et les gouvernements du monde entier. Comment contribuer efficacement à la sécurité alimentaire et nutritionnelle de la population mondiale, qui devrait atteindre 9 milliards de personnes en 2050 contre plus de 6 milliards aujourd’hui ?
Puis, l’intervention du Secrétaire Général de l’OCDE, Angel Gurria, viendra conclure une première après-midi consacrée cette fois à l’instabilité des prix des matières premières agricoles, ses causes, ses conséquences, et aux moyens et outils pouvant contribuer à les stabiliser. Une meilleure transparence des marchés, la constitution de stocks de sécurité ou une coordination internationale des politiques agricoles seront quelques-unes des solutions abordées.
La seconde journée du G120, le 17 juin, sera dédiée à l’objectif d’« une production agricole durable ». Comment intégrer le défi climatique aux décisions des agriculteurs ? Comment inscrire l’agriculture mondiale dans une croissance durable ? Luc Guyau, président indépendant du Conseil de la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) et ancien président de la FNSEA, interviendra en milieu de journée sur ces thèmes.
L’enjeu du foncier
L’après-midi du 17 juin sera consacrée à la problématique des terres, qui sont au cœur des enjeux agricoles mondiaux de ce XXIe siècle, en particulier la sécurité alimentaire mondiale et la gestion des ressources naturelles. Robert L. Thompson, Professeur Emérite à l’Université américaine de l’Illinois et Membre Senior du Conseil de Chicago pour les Affaires mondiales, sera l’auteur d’un exposé sur le sujet, suivi d’une table ronde.
Le G120 sera clôturé par l’intervention de Bruno Le Maire, le ministre français de l’Agriculture, l’Alimentation, la Pêche, la Ruralité et l’Aménagement du territoire, celle de Noël de Luna, le président du Comité pour la sécurité alimentaire mondiale (CSA) de la FAO, et, enfin, par un discours de Xavier Beulin.
Les 120 délégations agricoles devraient affirmer dans une déclaration commune la nécessité de consolider les politiques publiques en faveur de l’agriculture. « L’agriculture doit se doter de règles : nous ne devons pas laisser au marché seul le soin d’orienter nos pratiques », estime encore le président de la FNSEA.
Stocks stratégiques
La première journée du G120, qui devrait être ouverte par Nicolas Sarkozy, président du G20 des chefs d’Etat et de Gouvernement en 2011, sera consacrée, le matin, au défi alimentaire qui attend les agricultures et les gouvernements du monde entier. Comment contribuer efficacement à la sécurité alimentaire et nutritionnelle de la population mondiale, qui devrait atteindre 9 milliards de personnes en 2050 contre plus de 6 milliards aujourd’hui ?
Puis, l’intervention du Secrétaire Général de l’OCDE, Angel Gurria, viendra conclure une première après-midi consacrée cette fois à l’instabilité des prix des matières premières agricoles, ses causes, ses conséquences, et aux moyens et outils pouvant contribuer à les stabiliser. Une meilleure transparence des marchés, la constitution de stocks de sécurité ou une coordination internationale des politiques agricoles seront quelques-unes des solutions abordées.
La seconde journée du G120, le 17 juin, sera dédiée à l’objectif d’« une production agricole durable ». Comment intégrer le défi climatique aux décisions des agriculteurs ? Comment inscrire l’agriculture mondiale dans une croissance durable ? Luc Guyau, président indépendant du Conseil de la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) et ancien président de la FNSEA, interviendra en milieu de journée sur ces thèmes.
L’enjeu du foncier
L’après-midi du 17 juin sera consacrée à la problématique des terres, qui sont au cœur des enjeux agricoles mondiaux de ce XXIe siècle, en particulier la sécurité alimentaire mondiale et la gestion des ressources naturelles. Robert L. Thompson, Professeur Emérite à l’Université américaine de l’Illinois et Membre Senior du Conseil de Chicago pour les Affaires mondiales, sera l’auteur d’un exposé sur le sujet, suivi d’une table ronde.
Le G120 sera clôturé par l’intervention de Bruno Le Maire, le ministre français de l’Agriculture, l’Alimentation, la Pêche, la Ruralité et l’Aménagement du territoire, celle de Noël de Luna, le président du Comité pour la sécurité alimentaire mondiale (CSA) de la FAO, et, enfin, par un discours de Xavier Beulin.