Internet à très haut débit
Attractivité et compétitivité
C'est peu dire que les maires ruraux sont impatients... Près de 95 % des élus ruraux considère que l’arrivée du très haut débit dans leur commune doit être possible au plus tard dans cinq ans. Bien avant l’objectif fixé par l’Etat de relier « 100 % des foyers en 2025 ».
L’enquête réalisée cet été par l’Association des Maires Ruraux de France en partenariat avec Ruralitic sur la perception, par les élus, de l’enjeu lié au déploiement du très haut débit démontre que les maires se sentent concernés et sont impatients.
Le succès de cette enquête –près de 2.000 réponses obtenues– traduit une réelle préoccupation face à l’accès au numérique partout en France. Il témoigne de l’attention portée à cette question par les maires ruraux, et ce, quelle que soit la taille de la commune.
Le Très Haut Débit, l’investissement prioritaire au service de l’économie
L’impatience dont témoignent les maires ruraux est adossée à deux idées forces : ils ont une vision très claire des usages possibles et souhaités. La construction d’un réseau très haut débit arrive très largement en tête des priorités d’investissements, respectivement devant l’école, le réseau routier, la téléphonie mobile et la construction de maison médicale.
Le succès de cette enquête –près de 2.000 réponses obtenues– traduit une réelle préoccupation face à l’accès au numérique partout en France. Il témoigne de l’attention portée à cette question par les maires ruraux, et ce, quelle que soit la taille de la commune.
Le Très Haut Débit, l’investissement prioritaire au service de l’économie
L’impatience dont témoignent les maires ruraux est adossée à deux idées forces : ils ont une vision très claire des usages possibles et souhaités. La construction d’un réseau très haut débit arrive très largement en tête des priorités d’investissements, respectivement devant l’école, le réseau routier, la téléphonie mobile et la construction de maison médicale.
Mais ce déploiement suppose de lourds investissements et les Maires demande "un effort national" allant de l’Etat (pour 62 % des interrogés) et surtout des opérateurs privés (72 %), complété par les collectivités et, dans une moindre mesure, par les usagers et la commune traduisant ici l’idée qu’il s’agit d’un sujet lié à l’aménagement du territoire national.
Cinq équipements sont prioritaires pour l’avenir des communes, selon eux, en termes d’aménagement du territoire :
D’après l’enquête, ce réseau constitue même un service prioritaire à offrir aux habitants avant les commerces de proximité, les services de transports, la présence d’un médecin généraliste ou spécialiste ou encore l’accès à la culture et aux loisirs.
Des sensibilités selon les profils des communes
Sur la question des délais, les femmes se révèlent plus impatientes que les hommes. Elles sont 70 % à demander l’arrivée au plus vite du Très Haut Débit (THD) contre 62 % des hommes. Quant aux maires des communes de 1.000 à 2.500 habitants, ceux-ci se montrent plus pressés que les autres. Ils sont en moyenne 40 % à penser que le THD est nécessaire dans un délai de cinq ans contre 30 % en moyenne pour les autres strates.
Concernant d’éventuelles contributions financières de la commune pour ce type de projet, les maires de France sont mitigés : 48 % d’entre eux se disent prêts à faire un effort supplémentaire à l’avenir sur le niveau d’investissement actuel pour le développement du numérique. On note cependant que les femmes sont moins décidées à ce que leur commune contribue. Elles sont 59 % à y être opposées, alors que les hommes sont partagés (50/50).
Cinq équipements sont prioritaires pour l’avenir des communes, selon eux, en termes d’aménagement du territoire :
D’après l’enquête, ce réseau constitue même un service prioritaire à offrir aux habitants avant les commerces de proximité, les services de transports, la présence d’un médecin généraliste ou spécialiste ou encore l’accès à la culture et aux loisirs.
Des sensibilités selon les profils des communes
Sur la question des délais, les femmes se révèlent plus impatientes que les hommes. Elles sont 70 % à demander l’arrivée au plus vite du Très Haut Débit (THD) contre 62 % des hommes. Quant aux maires des communes de 1.000 à 2.500 habitants, ceux-ci se montrent plus pressés que les autres. Ils sont en moyenne 40 % à penser que le THD est nécessaire dans un délai de cinq ans contre 30 % en moyenne pour les autres strates.
Concernant d’éventuelles contributions financières de la commune pour ce type de projet, les maires de France sont mitigés : 48 % d’entre eux se disent prêts à faire un effort supplémentaire à l’avenir sur le niveau d’investissement actuel pour le développement du numérique. On note cependant que les femmes sont moins décidées à ce que leur commune contribue. Elles sont 59 % à y être opposées, alors que les hommes sont partagés (50/50).
Un levier essentiel pour l’économie et l’emploi
Parmi les différents services indispensables que le numérique peut contribuer à maintenir ou à développer, l’implantation d’activités économiques et l’emploi arrivent en tête du classement. " Le numérique est un enjeu aussi crucial que l’arrivée de l’électricité ou du téléphone !", s'exclament les Maires ruraux.
Face à ces différents constats, l’Association des Maires ruraux de France souhaiterait que soit accéléré le calendrier de couverture de territoire en THD et lance un appel pour que les fonds d’intervention soient abondés en lien avec cette urgence. Alors que les urbains sont couverts par des réseaux Internet à haut débit, les 20 millions de français qui vivent dans les communes rurales attendent et payent le même prix des qualités de service moindre. Une profonde injustice...
Parmi les différents services indispensables que le numérique peut contribuer à maintenir ou à développer, l’implantation d’activités économiques et l’emploi arrivent en tête du classement. " Le numérique est un enjeu aussi crucial que l’arrivée de l’électricité ou du téléphone !", s'exclament les Maires ruraux.
Face à ces différents constats, l’Association des Maires ruraux de France souhaiterait que soit accéléré le calendrier de couverture de territoire en THD et lance un appel pour que les fonds d’intervention soient abondés en lien avec cette urgence. Alors que les urbains sont couverts par des réseaux Internet à haut débit, les 20 millions de français qui vivent dans les communes rurales attendent et payent le même prix des qualités de service moindre. Une profonde injustice...