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Agrioccasions, les occasions agricoles
A Chalon-sur-Saône le 2 mai

Bannir les oeufs de batterie des supermarchés

L'association L214 poursuit sa campagne 2011 auprès des chaînes de
supermarchés françaises. L'objectif : inciter les enseignes à retirer
les œufs issus d'élevages en batterie de leurs rayons et ainsi
rattraper le retard de la grande distribution sur leurs homologues
européens. Voici leur communiqué de presse reproduit :
Par Publié par Cédric Michelin
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Chalon-sur-Saône, Dijon, Besançon, Mulhouse, Strasbourg, Metz et Nancy sont les étapes de la partie Est de cette tournée qui s'échelonne sur le mois de mai. Dans chaque ville, L214 s'invite dans un supermarché pour déployer une banderole, solliciter le soutien des clients dans son action et remettre une carte postale géante au directeur du magasin.

Les enseignes françaises à la traîne


De nombreuses enseignes européennes ont déjà exclu les œufs de batterie de leurs rayons œufs "coquille". C'est le cas de la plupart des enseignes en Allemagne, en Grande-Bretagne, en Belgique, aux Pays-Bas. En Italie, Coop, la première enseigne de distribution, bannit les œufs de poules de batterie de ses rayons depuis octobre 2010.
Quelle sera la première enseigne française à se distinguer en retirant les œufs de batterie de ses linéaires ?

Entrée en vigueur d’une directive européenne en 2012


En 2012, la directive européenne sur la protection des poules pondeuses va entrer en application. Elle exigera une augmentation de la taille des cages en batterie et la mise en place de quelques aménagements. Actuellement les poules disposent d'une surface équivalente à une feuille A4. En 2012, elles auront l'équivalent de la surface d'une carte postale comme espace supplémentaire.
Le gouvernement français a mis en place un plan de subventions publiques à destination des éleveurs pour les aider à se mettre aux normes.
L214 dénonce une utilisation de l’argent public dont l’effet est de faire perdurer un système d'élevage en batterie de cages qui ne pourra jamais être mis en accord avec les exigences de bien être animal, si minimales soient-elles.
L'opinion publique est également massivement opposée à ce type d'élevage, ce qui rend la politique gouvernementale de soutien à l'élevage intensif particulièrement indécente.


Comment produit-on les œufs en France ?


Elevage "en cages" : en France, 80 % des poules sont maintenues en cages de batterie. Une vie entière prisonnières d'un bâtiment sans fenêtres, dans une cage au sol grillagé. Impossible d'étendre aisément leurs ailes, de se déplacer sans déranger les autres, de gratter le sol, de prendre un bain de poussière, d'échapper à la promiscuité, au bruit et à la puanteur. Des élevages gigantesques où des poules peuvent mourir et se décomposer au milieu de leurs congénères. Ce mode d'élevage correspond au code 3 indiqué obligatoirement sur l'œuf et la boîte d'emballage.
Elevage "au sol" : 3 % des poules vivent dans d'immenses hangars, sans cages, mais en claustration totale dans un environnement surpeuplé. Ce mode d'élevage correspond au code 2 sur l'œuf et la boîte.
Elevage "plein air" ou "bio" : 17 % des poules vivent par centaines dans de grands bâtiments avec accès à l'extérieur. Elles ont accès à un parcours extérieur. Ce mode d'élevage correspond au code 1 (plein air) et code 0 (bio) sur l'œuf et la boîte.
C'est maintenant au tour de la région Est. Suite à une première campagne de L214, La chaîne d'hôtel Novotel avait annoncé, au printemps 2010, qu'elle renonçait aux œufs de batterie pour son offre de petits déjeuners. Après ce galop d'essai, L214 poursuivra sa campagne de terrain jusqu'à ce que les enseignes françaises de la grande distribution se décident à retirer des œufs de batterie de leur rayon.