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Seconde moisson, Matériel agricole, Bourgogne Franche Comté
Engrais

Bruxelles commence à réagir

Alors qu’elle met la dernière main à un plan d’action sur les engrais,pressée par la situation au Moyen-Orient, la Commission européenne a rencontré les parties prenantes pour recueillir leurs idées. Et elle a déjà proposé d’ajuster le cadre sur les aides d’État afin de faciliter les soutiens face aux hausses de prix des carburants ou des engrais.

Bruxelles commence à réagir
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La Commission européenne occupe le terrain en attendant de pouvoir dévoiler sonplan d’action sur les engrais dont la présentation a été avancée à début mai. Elle a réuni, le 13 avril à Bruxelles sous l’égide des directions générales Agriculture, Grow (marché intérieur, industrie) et TAXUD (douanes), des représentants des agriculteurs et de l’industrie des engrais pour les sonder sur leurs attentes. Le Français CédricBenoist, qui représentait les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca), a souligné, à l’issue de cette réunion de quatre heures, que l’UE dispose de tout un arsenal d’outils pour agir – suspension du mécanisme d’ajustement carboneaux frontières (MACF), droits douanes… « Nous comprenons bien qu’il faut maintenirune industrie des fertilisants en Europe mais nous ne pouvons pas non plus signer un chèque en blanc », prévient-il. Autre participant, le think tank Farm Europe a, pour sa part, proposé de recourir aucadre de certification des émissions de carbone pour financer « la transition vers des engrais bas carbone qui au point mort au sein de l’UE ». Lors d’un déplacement le 9 avril à l’usine d’engrais azotés de Piesteritz près de Liepzig en All...

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