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Ray-grass

Ses impasses de plus en plus fréquentes

Le ray-grass gagne du terrain dans les parcelles françaises, même dans les rotations avec des cultures de printemps. Face à cette adventice devenue difficile à maîtriser, les spécialistes insistent sur la nécessité de combiner leviers chimiques et agronomiques, sous peine de voir certaines situations devenir inextricables.

Par A. C.
Ses impasses de plus en plus fréquentes
Avec les vulpins, les ray-grass sont les adventices les plus citées comme problématiques par les agriculteurs enquêtés.

« C’est une adventice de plus en plus présente, même dans les rotations avec cultures de printemps, et qui devient de plus en plus difficile à détruire », alerte Emeric Courbet. Le technicien rappelle que l’efficacité des programmes de désherbage repose désormais sur des interventions très précoces, « avant le stade 2 à 3 feuilles du ray-grass », souvent en deux voire trois passages .Le problème est que les matières actives réellement efficaces se raréfient. En maïs, les solutions reposent notamment sur le dmta-p ou la terbuthylazine en prélevée, puis sur quelques sulfonylurées comme le foramsulfuron, le nicosulfuron ou le rimsulfuron. « Encore faut-il que les populations ne soient pas résistantes », souligne Emeric Courbet.Sur les parcelles à forte pression, les techniciens conseillent d’attendre une pluie suffisante pour activer les herbicides de prélevée et favoriser la levée des adventices avant intervention. Les spécialités à base de foramsulfuron ou de rimsulfuron restent aujourd’hui parmi les plus mobilisées sur ray-grass. Mais pour les spécialistes, les limites des herbicides sont désormais évidentes. « L’efficacité de ces produits reste le plu...

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