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Agriculture régénératrice : la bataille de la définition

TRANSITION / Plusieurs initiatives, publiques et privées, proposent leur définition de l’agriculture régénératrice. Mais aucune ne s’impose pour l’instant. Le scénario d’une inscription dans la loi divise les opérateurs.

Agriculture régénératrice : la bataille de la définition
©S_Champion_Gnis
En 2026, l’indice de régénération de l'association Pour une agriculture du vivant est utilisé sur 304 000 ha en France.

L’agriculture régénératrice ne dispose pas à ce jour « de définition précise en matière agronomique ou scientifique pure », constate Stéphane Jézéquel, directeur scientifique d’Arvalis. « La définition originelle date des années 1970 - 1980. Elle était employée par les agronomes anglo-saxons afin de trouver les moyens de stabiliser, voire de booster, la productivité en agriculture biologique, sans appauvrir les sols », rappelle Lionel Alletto, directeur de recherche au sein du centre Inrae Occitanie-Toulouse. Depuis, le concept est sorti du périmètre de la bio, sans pour autant avoir été normalisé. Si le Conseil économique et social européen(Cese) a bien proposé une définition dans un avis d’initiative publié en 2025, elle n’a aucun caractère officiel et ne s’est pas imposée aux initiatives du privé. Au niveau international, une structuration existe. Depuis 2002, les géants Unilever, Nestlé et Danone sont fédérés au sein de la SAI Platform (Sustainable Agriculture Initiative), qui propose notamment un programme d’agriculture de régénération. Mais là encore, ces initiatives ne débouchent pas, pour le moment, sur une définition officielle....

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