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Agrioccasions, les occasions agricoles

Couverts végétaux : raisonner l’implantation pour maximiser les gains sur la culture suivante

EXPÉRIMENTATION / Dans le contexte économique actuel, l’investissement dans des couverts végétaux peut parfois être remis en question. Néanmoins, leur intérêt dans le piégeage et la fixation de l’azote, entre autres, a été démontré sous réserve de réussir leur implantation. La station expérimentale de St Ex Innov à Pusignan (Rhône) et Arvalis travaillent sur cette thématique depuis plusieurs années. Voici quelques éléments à retenir.

Par Yann Janin, ingénieur régional Arvalis
Couverts végétaux : raisonner l’implantation pour maximiser les gains sur la culture suivante
©Arvalis
En sortie d’hiver, féveroles sursemées en septembre dans du sorgho piper.

Les derniers étés secs ont été l’occasion de comparer différentes techniques d’implantation des couverts végétaux avec les chambres d’agriculture de l’Ain, de l’Isère et du Rhône ainsi que la coopérative Oxyane. Trois types d’implantations ont été étudiés : le semis de couverts à la volée avant la récolte des céréales ; le semis avec un déchaumeur à disque indépendant en un passage ; le semis avec un semoir à dents fines, adapté au semis direct. Il en résulte que sur chaumes propres, le semoir à dents fines donne de meilleurs résultats de levée par l’absence de travail du sol qui conserve l’humidité et limite la levée des adventices. Sur chaumes sales (ambroisie, liserons, etc.), la gestion du salissement en amont de l’implantation du couvert est impérative par un travail du sol superficiel et la réalisation de faux-semis. à noter que le semis en un seul passage (déchaumage et semis) donne de moins bons résultats en activant la germination de mauvaises herbes en même temps que le semis du couvert. Ce dernier n’est alors pas en mesure de les concurrencer et finit par se salir. Quel que soit le mode de semis, un rappui par roulage permet un bon contact terre-graine et sécurise...

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