Accès au contenu
Agrioccasions, les occasions agricoles
Crédit agricole Centre-Est

Des fonds propres confortés

A l’issue de l’assemblée générale de sa délégation de Saône-et-Loire, la caisse régionale de Crédit agricole Centre-Est organisait une réunion d’information au cours de la quelle les résultats de l’année 2010 ont été présentés. Ils sont bons et 85 % de ceux-ci confortent les fonds propres de la caisse.
1864--DSC_0077.JPG
Cette année, la délégation départementale du Crédit agricole Centre-Est tenait son assemblée générale au Creusot, le 7 avril dernier. L’occasion d’organiser, dans la foulée, une réunion d’information à destination des représentants des sociétaires des caisses locales, mais aussi des partenaires. C’est ainsi que pas moins de 450 personnes avaient répondu à l’invitation de Claude Henry, président, et de Raphaël Appert, directeur général. Une salle bien remplie à laquelle il a été présenté les résultats du dernier exercice, clos le 31 décembre 2010.
Directrice des Ressources humaines et de la Communication, Simone Korn animait un échange auquel participait Claude Henry, Raphaël Appert et Patrick Kleer, directeur général adjoint de la caisse. Il en ressortait les bons résultats de la caisse régionale, dans le contexte de crise économique dont chacun se souvient.

232 millions d’€ de résultat net



Ainsi, Patrick Kleer mettait-il en avant les importants efforts d’accompagnement de l’économie régionale déployés l’an dernier, lesquels se sont traduits par des niveaux d’encours en sensible hausse, +7,5 % à 16,5 milliards d’€, sur l’ensemble des marchés traditionnels que sont les ménages, les entreprises –dont celles du secteur agricole– ou encore les collectivités. Le contexte de taux extrêmement bas n’y est pas pour rien, mais sa conséquence directe est certes la moindre hausse du Produit net bancaire, qui atteint les 716,7 millions d’€, en hausse de +1,7 %. Le résultat brut d’exploitation s’élève ainsi à 374 millions d’€ et le résultat net à 232 millions. « Un résultat confortable », notait Patrick Kleer, avant de préciser que cette somme serait affectée à hauteur de 85 % aux fonds propres. « Ces performances sont rendues possibles grâce à des bases saines et des équilibres solides », poursuivait-il rappelant que ces résultats serviraient à l’investissement, tout d’abord dans du capital d’entreprises clientes, dans la réfection, mais aussi dans l’ouverture de nouvelles agences.

La carte Groupe



« Nous avons beaucoup travaillé sur le projet de groupe pour la décennies à venir », notait Claude Henry, soulignant qu’un temps important avait été alloué à l’identité de la banque verte. Deux priorités ont ainsi été dégagées : « réaffirmer nos fondements coopératifs et recentrer nos efforts sur les valeurs de proximité et de solidarité », notait le président de la caisse régionale. Pour « conforter notre mode de gouvernance », « tout client a vocation à devenir sociétaire », poursuivait ainsi Claude Henry, affichant l’objectif d’atteindre d’ici à 5 ans le nombre de 500.000 sociétaires en lieu et place des actuels 230.000. Dans le même temps, une Carte de sociétaire a été lancée. Et si 30.000 personnes en sont d’ores et déjà titulaire, l’objectif est d’atteindre les 200.000 cartes à moyen terme.
Raphaël Appert rappelait la stratégie suivie, celle de jouer la carte du groupe, un groupe Crédit agricole qui, en France et de par le monde, pèse pas moins de 160.000 personnes, dont la moitié au sein des différentes caisses régionales, l’autre moitié au national et dans les filiales.

La Banque universelle de proximité



Ce projet de groupe, c’est bel et bien celui de devenir le leader de la Banque universelle de proximité en Europe. Le Crédit agricole l’est certes déjà en France, mais son ambition est désormais clairement européenne. Et celle-ci s’articule autour des trois métiers que sont l’immobilier, l’assurance et la banque.
Pour la caisse Centre-Est, cela se traduit par des priorités en direction du développement de la banque de demain, de l’environnement, de l’agroalimentaire. De nombreux exemples étaient cités, tous reposant comme Raphaël Appert le rappelait sur « l’économie réelle », en clin d’œil à une économie virtuelle et spéculative, dénoncée lors de la crise, et sur laquelle repose l’économie bancaire anglo-saxone.
Ainsi, le schéma du Crédit agricole repose-t-il sur la « sérénité et la confiance », comme le rappelait Claude Henry.




Conforter le réseau des agences


La grave crise financière derrière lui, le Crédit agricole Centre-Est se projette et confirme sa stratégie fondée sur un réseau de 285 agences permettant une forte présence physique locale. Grâce à la diversification de ses activités, notamment avec le développement de l’assurance, la banque verte peut justifier ses nombreuses agences qui constituent un maillage serré du territoire, « y compris en milieu rural », précisaient ses dirigeants. Cette politique du lien physique avec la clientèle se concrétisera en 2011 par l’ouverture de trois nouvelles agences. Une à Mâcon, une à Lyon et une dans le Pays de Gex. C’est dans cette dernière que le Crédit agricole Centre-Est installera, sur 600 m2, son agence du futur. Un site pilote où seront expérimentées les toutes dernières technologies : écrans tactiles à disposition, affiches publicitaires papier remplacées par des écrans, accueil de la clientèle et espaces de confidentialité renforcés, salle forte directement accessible… La banque de demain sera concentrée ici et le Crédit agricole entend y expérimenter la proximité avec la clientèle et le développement des derniers outils technologiques et d’Internet. L’idée d’hier selon laquelle la technologie remplacerait la présence humaine a vécu. Le Crédit agricole table sur une relation de confiance entre le "bancassureur" et son client.




Michel Serres
« Nous vivons la fin du Néolithique* »


La délégation de Saône-et-Loire du Crédit agricole Centre-Est avait invité l’académicien et philosophe Michel Serres à donner une conférence.
« Aucun journal n’écrira jamais ce que nous vivons : la fin du Néolithique. Nous étions 75 % de l’Humanité à être des paysans, nous ne sommes désormais plus que 1 % de la population ». Pour Michel Serres, académicien et philosophe, c’est là une des principales révolutions qui marque notre période. Certes, il y en a d’autres, dont les nouvelles technologies, mais la fin de la paysannerie est pour lui sans doute la plus marquante.
Pendant près d’une heure, travaillant sur l’étymologie, il mettait en exergue les fondements de notre société somme toute très paysanne. Le mot latin Pagus a ainsi donné naissance à des termes comme Paysan, paysage, Pays, mais aussi Pelle, le tripalium qui donnera naissance au mot Travail. Pagus donnera encore naissance au mot Pieu, qui évoque les stèles qui marquent l’endroit où sont enterrés les ancêtres, qui évoque aussi les bornes qui délimitent les propriétés. Ces bornes qui seront à l’origine de l’émergence du droit, mais aussi de la notion de Paiement, autre mot qui découle du latin Pagus… tout comme celui de Page !
« Quand j’écris sur une page, je suis le fils du paysan », concluait avec un brin de malice Michel Serres devant une salle passionnée par la maîtrise oratoire, le degré de connaissance, mais aussi la jeunesse et le modernisme de l’esprit du philosophe. Et ce dernier d’inviter chacun à « vénérer ses ancêtres paysans » dans « ce monde de plus en plus urbain ». Un bon retour aux racines que la vie "moderne" aurait tendance à nous faire oublier…
*Néolithique : période de la Préhistoire marquée par de profondes mutations techniques et sociales, liées à l’adoption par les groupes humains d’une économie de production fondée sur l’agriculture et l’élevage, et impliquant le plus souvent une sédentarisation.



Images