Des rayons sous tension en grande distribution
La tension actuelle sur les œufs se répercute directement dans les relations avec la grande distribution. « Nous ne sommes pas en mesure de fournir suffisamment de marchandises pour les distributeurs. Ce n’est pas une situation satisfaisante », affirme Alice Richard, directrice du Comité national pour la promotion de l’œuf (CNPO). La filière a donc besoin de développer sa production. Cette dernière prévoit d’ailleurs plus de 300 nouvelles installations à horizon 2030. D’après la directrice, le marché des œufs coquille vendus en magasins repose sur une forte contractualisation. « Les éleveurs sont liés aux centres de conditionnement, eux-mêmes sous contrat avec les enseignes. Les prix tiennent compte de l’évolution des coûts de production, notamment de l’alimentation des poules, qui représente 60 à 65 % du coût d’un œuf », explique-t-elle. Ainsi, aujourd’hui, la difficulté réside dans le fait que la production et le conditionnement ne parviennent pas toujours à fournir les volumes demandés. Certaines commandes ne peuvent être honorées, ce qui crée des tensions opérationnelles avec les distributeurs.Un maintien d’offre d’œufs françaisMalgré...
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