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Agrioccasions, les occasions agricoles
Projet de parc national Zones humides

Enfin du positif… ?

Le projet de création de parc national zones humides en basse vallée du
Doubs semble s’éloigner… C’est du moins ce que laisse entendre un récent
courrier du ministère de l’Ecologie et du Développement durable…
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La levée de boucliers qu’a provoqué la prise de connaissance - sans aucune concertation préalable - du projet gouvernemental de création du Parc national en basse vallée du Doubs est encore dans toutes les mémoires. Elle conduisait ni plus, ni moins qu’à une mise sous cloche d’une vaste zone, pourtant agronomiquement et économiquement de référence. Cette levée de boucliers a donné lieu à la constitution de l’association Agathe, laquelle réunissait il y a de cela quelques mois pas moins de 800 personnes pour son assemblée générale (lire notre édition du 23 décembre 2011 en page 3). Une mobilisation qui a impressionné.

Calmer le jeu


A l’approche des élections, les pouvoirs publics semblent manifestement vouloir calmer le jeu. Dans un récent courrier adressé au groupe "Bourgogne Dynamique" du conseil régional adressé en copie à la FDSEA de Saône-et-Loire en ce début de semaine, le ministère de l’Ecologie et du Développement durable précise ainsi que « soucieuse de construire un projet de parc national qui émerge d’une volonté et d’une appropriation locale, Nathalie Kosciusko-Morizet, alors ministre en charge de l’Ecologie, a lancé le 15 novembre dernier un appel à manifestation d’intérêt auprès des élus (…) pour un véritable projet de territoire. Pour cette raison, le projet de parc national de zones humides en basse vallée du Doubs n’est aujourd’hui plus à l’ordre du jour, et ne le sera pas si aucune proposition n’est portée par les acteurs locaux, et notamment les collectivités locales, d’ici fin 2012 ».
Si le projet peut encore renaître de l’initiative d’une collectivité locale d’ici fin décembre prochain, force est de constater qu’il a fait l’objet d’une opposition farouche et quasi unanime des élus de terrain, et cela quelle que soit leur couleur politique, tant les impacts économiques auraient été dramatiques pour les territoires concernés. Vigilance, donc. Mais aussi satisfaction d’un retour au bon sens, celui qui conduit à enfin écouter le terrain !