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Agrioccasions, les occasions agricoles
Affichage environnemental

Le casse-tête de la viande bovine

L’expérimentation conduite sur "l’affichage environnemental des produits" qui doit démarrer le 1er juillet prochain soulève plus de questions qu’il n’apporte de réponse, notamment pour la viande bovine. La ministre de l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, a fini par le reconnaître.
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Du moins dans certains cas. Ainsi une vache élevée en bâtiment produit moins de CO2 qu’une vache en extensif. « Mais pour autant », a-t-elle poursuivi, « en termes d’impact sur la préservation des prairies et de l’eau, l’impact global d’une vache élevée en extensif est, sans aucun doute, plus favorable à l’environnement ». Elle estime donc que la prise en compte de critères complémentaires aux émissions de carbone permettra de corriger cette approche. Mais les méthodes plébiscitées par l’Ademe pour calculer ces autres indicateurs (biodiversité, consommation d’eau notamment) ne permettent pas, eux non plus, de valoriser ces effets présupposés positifs des productions extensives. En effet, la méthode utilisée mesure la consommation d’eau d’un produit tout au long de son élaboration et affecte toute l’eau de pluie tombant sur une prairie à l’animal qui y paît. Résultat : cette méthode pénalise encore l’élevage extensif en le dotant d’une forte consommation d’eau… On voudrait tuer un mode d’élevage qu’on ne s’y prendrait pas autrement.