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Chasseurs de gibier d'eau

Le coup de gueule !

Michel Raymond, président des chasseurs de gibier d’eau de Saône-et-Loire, s'indigne des orientations prises par le nouveau propriétaire du marais de Montceau-l'Etoile, lequel sera officiellement inauguré ce mercredi.,nuisible,maîtrise,
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L’inauguration du marais de Montceau-l’Etoile par le conseil général de Saône-et-Loire aura lieu ce mercredi 22 juin à 14 h. De quoi indigner Michel Raymond, président de l'association des chasseurs de gibier d’eau de Saône-et-Loire (ADCGE), association agréée au titre de la protection de la nature.
« Ce marais conçu par les chasseurs et pour la chasse va devenir l’objet culte du conseil général, puisqu’il s’agit du premier espace naturel sensible départemental », commente l'association qui précise que « le président de l’ADCGE, est surpris et atterré que l’on puisse organiser un tel dérangement pendant la période de reproduction des  espèces (dites "sensibles") : il s’agit là d’une faute majeure  des nouveaux gestionnaires ». 
Pour Michel Raymond, l’Etat et les collectivités territoriales doivent mettre en cohérence leurs politiques environnementales, lui qui précise avoir activement participé avec l’ancien propriétaire, Didier Berland, à la conservation et à la protection de la  diversité de ce site.
« Personne n’aurait pu envisager de produire une telle perturbation pendant la période de reproduction de toute une quantité d’espèces sensibles, protégées ou non. S’appuyant sur les recommandations de l’Université de Bourgogne, figure de proue de l'ornithologie française, il est impossible de comprendre la médiatisation politique de ce tout petit espace naturel, qui certes ne manque pas d’intérêt, mais qui a très bien vécu jusqu’à ce jour,  sans les fonds publics et les maladresses actuelles du nouveau gestionnaire ».
Et le président de l'ADCGE de poursuivre : « Demain, il faudra constater l’absence de régulation raisonnable des espèces invasives: la jussie ne peut être arrachée que lorsqu’elle ne contrarie pas le développement et la reproduction des espèces indigènes. Le ragondin doit être détruit en conformité avec la réglementation en vigueur. Il détruit par ses terriers le milieu et il est vecteur de maladies. Pour cela, il faut des hommes de terrains et non des personnels salariés des collectivités, peu soucieux de leur bilan Carbone. Les chasseurs ont crée et entretenu  ce petit milieu artificiel, que l’on nous décrit comme remarquable aujourd’hui,  ils l’ont fait gratuitement parce qu’ils en ont retiré un plaisir cynégétique. Pourquoi les exclure ? »
Michel Raymonde considère ainsi que l’achat de ce terrain par le conseil général aurait pu démontrer la synergie du monde associatif et des collectivités. Et ce dernier de conclure en soulignant ne pas désespérer « que le bon sens reprenne ses droits  et que  demain  les chasseurs soient très  étroitement associés à  la gestion de ce milieu ».
 
 


Désolé de constater que l’absence de régulation d’espèces invasives comme le ragondin, Michel Raymond s’offusque de voir que les actions du conseil général sont ponctuelles et peu respectueuses des règles concernant la capture et la destruction des espèces nuisibles. Comment comprendre que l’on puisse, aux frais du contribuable, faire piéger des ragondins pour garantir la pérennité de ce micro site par des personnes très éloignées, qui n’ont pas le réflexe de leur propre consommation carbone. Michel Raymond rappelle que les chasseurs entretiennent gratuitement les milieux naturels, et que ce sont eux qui en sont souvent les principaux initiateurs. Il regrette qu’ils ne soient pas davantage associés à la réflexion et l’action du département car ils apporteraient beaucoup de bons sens et de pragmatisme.






Marais aménagé, nature préservée



Depuis 2007, le marais de Montceaux-l’Étoile fait l’objet de travaux d’aménagement. Il est aujourd’hui un circuit de balade et de découverte ouvert à tous. Visite guidée. Des visites guidées gratuites du marais sont organisées cet été.
Des prairies, un plan d’eau, le tout cerné de grands arbres… Voilà le paysage du marais de Montceaux-l’Étoile, entre Paray-le-Monial et Marcigny. Ce site d’une superficie totale de 6 hectares est aujourd’hui le refuge de nombreuses espèces protégées, du martin-pêcheur à la libellule, en passant par des variétés rares d’orchidées.
Pour mieux les observer, les comprendre et aussi les préserver, le Département s’est engagé à aménager cet espace naturel sensible, depuis son acquisition en 2007. Deux mares pédagogiques accessibles à tous ont été créées, ainsi que des postes d’observation pour contempler la vie du marais en toute discrétion. Des panneaux explicatifs indiquent la présence d’oiseaux ou d’espèces végétales protégées. Les aménagements ont été conçus pour éviter au maximum le dérangement de la faune et de la flore, tout en donnant la possibilité au public de découvrir les trésors de la nature.
Le Département s’est également doté d’une équipe de huit personnes - toutes en insertion professionnelle - pour entretenir le site régulièrement mais aussi pour arracher la jussie, une algue invasive connue pour asphyxier les cours d’eau et ses occupants. Son expansion est aujourd’hui limitée.
À l’image du marais de Montceaux-l’Étoile, une cinquantaine de sites naturels ont été identifiés dans le département, du mont Beuvray à la roche de Solutré. Le Conseil général s’engage depuis 2006 à préserver ces écrins pour la biodiversité. L’objectif ? Sensibiliser le grand public et transmettre à nos enfants une nature en bonne santé !
Source Conseil général de Saône-et-Loire