Bilan de santé de la Pac
Les herbivores tirent leur épingle du jeu
Comme prévu, le redéploiement des aides voulu par le Bilan de santé a
surtout bénéficié aux élevages ovins, bovins lait et viande, notamment des zones de montagne, au
détriment des grandes cultures.
surtout bénéficié aux élevages ovins, bovins lait et viande, notamment des zones de montagne, au
détriment des grandes cultures.
Le rééquilibrage des aides décidé dans le cadre du Bilan de santé s’est bien concrétisé. Selon Agreste Primeur d’avril 2011, la revue statistique du ministère de l’Agriculture, qui a procédé à une simulation des aides versées en 2010, la réforme accroît le soutien pour les élevages d’herbivores.
En effet, si le montant moyen d’aides directes perçu par exploitation professionnelle est stable par rapport à 2009 à 22.800 € environ, cette stabilité recouvre une distribution marquée au profit des exploitations spécialisées en élevage herbivore et au détriment des exploitations de grandes cultures et de polyculture. Ainsi les aides du premier pilier auraient baissé de 3.400 € (-9 %) pour les exploitations professionnelles spécialisées en grandes cultures. « Néanmoins, les montants des paiements uniques et aides liées aux surfaces pour ces exploitations resteraient parmi les plus élevées » (36.200 € par exploitation), indique Agreste. Les exploitations de polyculture sont également perdantes : le montant moyen de leurs aides du premier pilier atteindrait 15.900 €, en recul de 1.200 € (-7 %).
Elevage extensif
Par contre les aides du premier pilier versées aux exploitations spécialisées en élevage bovin laitier auraient augmenté de +11 % en 2010 (+2.200 €), pour s’élever à 21.600 € par exploitation. Quant aux aides destinées aux éleveurs de bovins viande, elles auraient également progressé de +7 % à (+1.800 €) à la suite du Bilan de santé et se situeraient désormais à 26.800 € par exploitation. Pour les bovins mixtes, le solde bénéficiaire serait de l’ordre de 1.400 € (+4 %), pour s’élever désormais à 34.500 €. Mais les principaux bénéficiaires du redéploiement des aides sont les éleveurs ovins. Les aides versées aux éleveurs ovins et caprins auraient ainsi progressé de +54 % (+6.900 €), mais n’atteindraient toutefois que 19.700 € par exploitation.
En affectant les spécialisations de production, le Bilan de santé n’est pas sans conséquence sur la répartition régionale des aides. Ainsi la baisse du montant moyen des aides du premier pilier chez les producteurs de grandes cultures frappe les régions céréalières du nord de la France (Ile de France, Picardie, Champagne-Ardenne) et du Centre. A contrario, la hausse des aides aux élevages herbivores avantage surtout les zones d’élevage bovin extensif (la Franche-Comté et les Alpes pour le lait, le Massif central pour le lait et la viande, les Pyrénées). Ainsi que les régions d’élevage extensif du sud de la France (Languedoc, Provence-Côte d’Azur, Corse) pour les ovins notamment. La Bourgogne, elle, perd gros dans cette réforme du fait de ses zones céréalières et de la faible proportion de zones de montagne.
En effet, si le montant moyen d’aides directes perçu par exploitation professionnelle est stable par rapport à 2009 à 22.800 € environ, cette stabilité recouvre une distribution marquée au profit des exploitations spécialisées en élevage herbivore et au détriment des exploitations de grandes cultures et de polyculture. Ainsi les aides du premier pilier auraient baissé de 3.400 € (-9 %) pour les exploitations professionnelles spécialisées en grandes cultures. « Néanmoins, les montants des paiements uniques et aides liées aux surfaces pour ces exploitations resteraient parmi les plus élevées » (36.200 € par exploitation), indique Agreste. Les exploitations de polyculture sont également perdantes : le montant moyen de leurs aides du premier pilier atteindrait 15.900 €, en recul de 1.200 € (-7 %).
Elevage extensif
Par contre les aides du premier pilier versées aux exploitations spécialisées en élevage bovin laitier auraient augmenté de +11 % en 2010 (+2.200 €), pour s’élever à 21.600 € par exploitation. Quant aux aides destinées aux éleveurs de bovins viande, elles auraient également progressé de +7 % à (+1.800 €) à la suite du Bilan de santé et se situeraient désormais à 26.800 € par exploitation. Pour les bovins mixtes, le solde bénéficiaire serait de l’ordre de 1.400 € (+4 %), pour s’élever désormais à 34.500 €. Mais les principaux bénéficiaires du redéploiement des aides sont les éleveurs ovins. Les aides versées aux éleveurs ovins et caprins auraient ainsi progressé de +54 % (+6.900 €), mais n’atteindraient toutefois que 19.700 € par exploitation.
En affectant les spécialisations de production, le Bilan de santé n’est pas sans conséquence sur la répartition régionale des aides. Ainsi la baisse du montant moyen des aides du premier pilier chez les producteurs de grandes cultures frappe les régions céréalières du nord de la France (Ile de France, Picardie, Champagne-Ardenne) et du Centre. A contrario, la hausse des aides aux élevages herbivores avantage surtout les zones d’élevage bovin extensif (la Franche-Comté et les Alpes pour le lait, le Massif central pour le lait et la viande, les Pyrénées). Ainsi que les régions d’élevage extensif du sud de la France (Languedoc, Provence-Côte d’Azur, Corse) pour les ovins notamment. La Bourgogne, elle, perd gros dans cette réforme du fait de ses zones céréalières et de la faible proportion de zones de montagne.