Installation en bovin viande
Les Jeunes agriculteurs votent contre !
Le 26 septembre dernier, à Jalogny, les JA ont présenté à une salle
comble, leur vision de la filière viande bovine. En bref – et quelle
qu’en soit la mise en place concrète – les JA veulent que la filière
viande s’organise de manière à ce que les prix d’achats des animaux
soient corrélés avec les coûts de production. Au nom des JA de
Saône-et-Loire, leur président, David Bichet explique leur récent vote négatif en CDOA sur les installations en bovin viande.
comble, leur vision de la filière viande bovine. En bref – et quelle
qu’en soit la mise en place concrète – les JA veulent que la filière
viande s’organise de manière à ce que les prix d’achats des animaux
soient corrélés avec les coûts de production. Au nom des JA de
Saône-et-Loire, leur président, David Bichet explique leur récent vote négatif en CDOA sur les installations en bovin viande.
En dehors de toute polémique, les JA ont choisi de s’adresser d’abord aux coopératives du département, considérant que ces outils appartiennent aux éleveurs et doivent donc être plus attentives aux préoccupations des paysans.
Considérant l’embellie actuelle des cours de la viande - dont tous semblent se satisfaire, comme de la poudre aux yeux, appréciable certes mais insuffisante et surtout sans garanties dans la durée - les JA tiennent à rappeler que la pérennité de ce beau métier et de tous les outils qui lui sont liés, ne passera que par des prix rémunérateurs. Prix obtenus grâce à une filière performante et organisée qui ne se fourvoie pas dans des enchères descendantes dont les éleveurs sont les perpétuelles victimes.
De ce fait, et comme ils en avaient informé les présents lors de la soirée du 26 septembre, les JA ont décidé de voter contre les projets d’installation en viande bovine lors de la CDOA de jeudi 27 octobre.
Action symbolique s’il en est, les JA, qui œuvrent quotidiennement en faveur de l’installation, souhaitent que ce vote négatif en CDOA soit le tocsin qui alertera la filière des conséquences prévisibles du maintien de cette politique vicieuse de prix déconnectés des coûts de productions.
Espérant que cette action soit l’emblème du ras le bol exprimé par les paysans, les JA s’excusent par avance auprès des porteurs de projets qui pourraient voir le planning de leur installation perturbé. Ceci étant, il est de la responsabilité des JA que de préférer ne pas installer des jeunes plutôt que de "faire du chiffre", installer puis courir au plus pressé pour tenter de sauver des exploitations en péril. Les JA tiennent à préciser que le but de leur démarche n’est pas de prendre des installations en otage mais bien de mettre la filière en face de ses responsabilités de manière à ce que les installations à venir soient nombreuses, mais surtout viables et vivables dans la durée.
Syndicalement vôtre,
David Bichet, Président des JA de S&L
Considérant l’embellie actuelle des cours de la viande - dont tous semblent se satisfaire, comme de la poudre aux yeux, appréciable certes mais insuffisante et surtout sans garanties dans la durée - les JA tiennent à rappeler que la pérennité de ce beau métier et de tous les outils qui lui sont liés, ne passera que par des prix rémunérateurs. Prix obtenus grâce à une filière performante et organisée qui ne se fourvoie pas dans des enchères descendantes dont les éleveurs sont les perpétuelles victimes.
De ce fait, et comme ils en avaient informé les présents lors de la soirée du 26 septembre, les JA ont décidé de voter contre les projets d’installation en viande bovine lors de la CDOA de jeudi 27 octobre.
Action symbolique s’il en est, les JA, qui œuvrent quotidiennement en faveur de l’installation, souhaitent que ce vote négatif en CDOA soit le tocsin qui alertera la filière des conséquences prévisibles du maintien de cette politique vicieuse de prix déconnectés des coûts de productions.
Espérant que cette action soit l’emblème du ras le bol exprimé par les paysans, les JA s’excusent par avance auprès des porteurs de projets qui pourraient voir le planning de leur installation perturbé. Ceci étant, il est de la responsabilité des JA que de préférer ne pas installer des jeunes plutôt que de "faire du chiffre", installer puis courir au plus pressé pour tenter de sauver des exploitations en péril. Les JA tiennent à préciser que le but de leur démarche n’est pas de prendre des installations en otage mais bien de mettre la filière en face de ses responsabilités de manière à ce que les installations à venir soient nombreuses, mais surtout viables et vivables dans la durée.
Syndicalement vôtre,
David Bichet, Président des JA de S&L