Les relations avec les GMS pèsent sur l’industrie charcutière
Transformateurs / En dépit d’une consommation dynamique, les entreprises de fabrication de charcuterie-traiteur souffrent d’une situation financière préoccupante. Un affaiblissement qui menace l’ensemble de la filière porcine.
En plein débat parlementaire sur le projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles, les relations tendues entre le monde agroalimentaire et les grandes enseignes se sont invitées aux Assises de la Fédération des entreprises de charcuterie-traiteur (FICT) qui se sont déroulées le 9 juin à Paris. « Les industriels du secteur vivent une situation paradoxale », a expliqué Christiane Lambert, la présidente de la fédération. « Alors que la charcuterie retrouve le chemin de la croissance dans les rayons après trois années de recul, cette vitalité commerciale ne se reflète pas dans la santé économique des entreprises qui est préoccupante ». Selon la Banque de France, 24 % d’entre elles étaient en déficit en 2024, 22 % dégageaient un résultat net inférieur à 1 % et la marge nette moyenne du secteur s’établissait à 1,7 %, moitié moins que l’ensemble de l’agroalimentaire français, a-t-elle détaillé. Une situation que l’ancienne éleveuse de porcs explique par « le déséquilibre du partage de la valeur, confirmé par la commission d’enquête au Sénat et qui fait des entreprises de charcuterie les vaches à la...
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