Filière laitière
« Nous appelons à son pilotage par l’interprofession »
Le plan de développement de la filière laitière annoncée par Bruno Le Maire en septembre dernier entend préparer l’après 2015 et la fin des quotas. Les volumes sont désormais gérés à l’échelle d’un bassin de production et non plus d’un département. Le président de la FNPLait, Henri Brichart, revient sur cette réforme.
Qu’attendez-vous de cette gouvernance des volumes par les bassins ?
Henri Brichart : elle pose le problème de la gouvernance de la filière laitière. Les questions du prix et de qualité relèvent aujourd’hui de l’interprofession (Cniel) et les volumes de la gestion administrative des quotas jusqu’en 2015. Veut-on, dans les quatre ans à venir, continuer à piloter les volumes au niveau de la filière ?
Nous quittons aujourd’hui la gestion purement départementale de ces volumes. Nous disons qu’il faut saisir la chance de ces quatre prochaines campagnes de quotas, avec une forme de sécurité, pour commencer à travailler sur ce que la filière devra faire après 2015.
Quelle attitude doivent adopter les producteurs pour une gouvernance par bassin efficace ?
H.B. : dans chacun des neuf bassins calculés sur le découpage des interprofessions régionales, on retrouve des régions aux dynamiques différentes. Dans le bassin Grand-Est par exemple, les producteurs qui sont aujourd’hui en sous-réalisation craignent de perdre des droits à produire, qui iraient vers des régions disposant de plus grandes capacités à produire.
Pour que ces producteurs ne perdent pas de quotas chez eux, la FNPL se bat pour qu’il y ait, dans les textes, une dimension territoriale. Il est crucial que les différents départements d’un bassin se parlent. Dans le bassin du Sud-Ouest, depuis longtemps en sous-réalisation avec des départements très différents, on parvient à discuter et à se mettre d’accord sur une gestion plus large des quotas.
Après 2015, les bassins et les interprofessions régionales ne devront-ils faire plus qu’un ?
H.B. : absolument. Nous appelons un pilotage de la filière par l’interprofession laitière par rapport aux dimensions des prix, de la qualité et des volumes après 2015, avec une déclinaison régionale via le Criel. Nous souhaitons que ces bassins laitiers épousent ce schéma après la fin des quotas.
Henri Brichart : elle pose le problème de la gouvernance de la filière laitière. Les questions du prix et de qualité relèvent aujourd’hui de l’interprofession (Cniel) et les volumes de la gestion administrative des quotas jusqu’en 2015. Veut-on, dans les quatre ans à venir, continuer à piloter les volumes au niveau de la filière ?
Nous quittons aujourd’hui la gestion purement départementale de ces volumes. Nous disons qu’il faut saisir la chance de ces quatre prochaines campagnes de quotas, avec une forme de sécurité, pour commencer à travailler sur ce que la filière devra faire après 2015.
Quelle attitude doivent adopter les producteurs pour une gouvernance par bassin efficace ?
H.B. : dans chacun des neuf bassins calculés sur le découpage des interprofessions régionales, on retrouve des régions aux dynamiques différentes. Dans le bassin Grand-Est par exemple, les producteurs qui sont aujourd’hui en sous-réalisation craignent de perdre des droits à produire, qui iraient vers des régions disposant de plus grandes capacités à produire.
Pour que ces producteurs ne perdent pas de quotas chez eux, la FNPL se bat pour qu’il y ait, dans les textes, une dimension territoriale. Il est crucial que les différents départements d’un bassin se parlent. Dans le bassin du Sud-Ouest, depuis longtemps en sous-réalisation avec des départements très différents, on parvient à discuter et à se mettre d’accord sur une gestion plus large des quotas.
Après 2015, les bassins et les interprofessions régionales ne devront-ils faire plus qu’un ?
H.B. : absolument. Nous appelons un pilotage de la filière par l’interprofession laitière par rapport aux dimensions des prix, de la qualité et des volumes après 2015, avec une déclinaison régionale via le Criel. Nous souhaitons que ces bassins laitiers épousent ce schéma après la fin des quotas.