Lutte contre le frelon asiatique
Possible recours au dioxyde de soufre
Le frelon asiatique a été introduit accidentellement en France en 2004. Il a déjà colonisé le quart sud-ouest du territoire et poursuit sa progression. Il est ainsi officiellement présente en Côte-d’Or, et aurait été aperçu en Saône-et-Loire, sans que l’information n’ait été officiellement confirmée. Par ses activités de prédation sur les abeilles, le frelon asiatique a un impact local non négligeable sur les activités apicoles, la biodiversité et la pollinisation : à ce titre, il a été classé, en France en 2012, comme "espèce exotique envahissante et nuisible". Par arrêté du 21 août 2013, publié au Journal officiel le 7 septembre, les ministères chargés de l’écologie et de l’agriculture ont autorisé l’utilisation du dioxyde de soufre pour la lutte contre le frelon asiatique et définissent les mesures de prévention indispensables à une utilisation sûre de cette substance. Mais cela uniquement à titre dérogatoire et pendant 120 jours, c’est-à-dire jusqu’au 5 janvier 2014. Au vu des dangers du dioxyde de soufre, son utilisation est réservée à des opérateurs qui se seront préalablement formés spécifiquement à sa manipulation. Pour les mêmes raisons, l’arrêté mentionne des mesures de gestion des risques qui devront être strictement suivies par les opérateurs lors de l’application du dioxyde de soufre (bonnes pratiques de manipulation, protection des opérateurs, information préalable et mesures de protection des riverains…).