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Seconde moisson, Matériel agricole, Bourgogne Franche Comté

Reprendre en montagne, le défi de la transmission dans la filière beaufort

Témoignages / En Savoie, la filière beaufort joue son avenir sur sa capacité à renouveler ses éleveurs. Entre fermes à moderniser et reprises hors cadre familial, l’installation devient un parcours exigeant, mais stratégique pour maintenir la production en montagne.

Par Léa Rochon
Reprendre en montagne, le défi de la transmission dans la filière beaufort
©Léa Rochon / Apasec
Selon Thomas Mollard, éleveur laitier en Savoie et président d'une fromagerie coopérative, l'avenir de la filière beaufort doit passer par la modernisation des exploitations.

À 1 600 mètres d’altitude, face aux Aiguilles d’Arves encore largement blanchies par la neige, Thomas Mollard prend un instant pour regarder ses terres. À 36 ans, il est l’un des plus jeunes présidents d’une fromagerie coopérative de la zone beaufort. Ici, à Saint-Jean-d’Arves (Savoie), il élève 35 vaches laitières sur l’exploitation familiale, reprise en 2020 après huit années de salariat. L’histoire est presque écrite dans le paysage. « Mon grand-père avait créé cette ferme et était même le premier cofondateur de la coopérative que je préside aujourd’hui », glisse-t-il, non sans fierté. Une transmission effectuée dans les règles de l’art, mais qui ne suffit plus à garantir l’avenir.Moderniser les fermes pour des installations réussiesCar derrière la carte postale, la réalité de l’élevage de montagne reste exigeante. Et pour Thomas Mollard, l’équation est claire : sans modernisation des exploitations, difficile d’attirer de nouveaux installés. « Beaucoup de jeunes sont motivés pour rejoindre la filière beaufort, le contexte économique est plutôt intéressant », reconnaît-il. Mais entre l’investissement financier et les conditions de travai...

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